Je connais ta maison…

20082006

Mon coeur, une bonne nouvelle pour moi, grâce à Dieu, le monde dans lequel tu vas rentrer est merveilleux de technologie. Tu as de la chance. J’ai ainsi pu trouver où tu vas bientôt habiter avec ta maman.

Je suis un peu rassuré, malgré tout de savoir que j’ai une adresse, un lieu, où je sais que je pourrais te trouver, lors de mes visites prochaines en France, même si je sais que la porte de ta maison ne me sera jamais ouverte. Mais au moins, aujourd’hui, je connais enfin la petite maison où tu vas bientôt habiter. Dans mon coeur, dans mon âme, je sais où tu te trouves et cela m’apaise. J’essaierai de venir très vite, dès que je le pourrais, en fonction bien sûr de ta maman, si elle me laisse venir te voir, mais aussi en fonction de mon travail, qui rend des petites visites difficiles à organiser. Je ne t’abandonnerai pas…

De toutes façons je serais là, très vite. Pour ton arrivée peut être si Dieu le veut, et bien évidemment je le souhaite du fond du coeur pour ton premier Noël mon ange…

 

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La petite maison d’Elena – Quelque part au nord de Paris (Google Earth)




De nouveau si loin de toi…

15082006

Ton Papa est de retour à Caracas. Tu es à nouveau, loin, si loin. Je sais que tu es toujours en Roumanie, avec ta maman.

Les vacances m’ont vraiment fait du bien. Même si je regrette de ne pas avoir pu te voir cet été. Mais je sais que bientôt, un jour prochain, j’aurais enfin la chance unique de te serrer dans mes bras ma pupuce et de t’embrasser très fort.

J’ai essayé encore une fois aujourd’hui d’avoir de tes nouvelles, mais en vain. Les bouteilles que je jette à la mer n’arrivent jamais à destination, mais se perdent, immuablement dans l’océan qui nous sépare.

« Comme un fou va jeter à la mer
Des bouteilles vides et puis espère
Qu’on pourra lire à travers
SOS écrit avec de l’air
Pour te dire que je me sens seul
Je dessine à l’encre vide un désert »
D. Balavoine, 1985




Tes petits cousins

13082006

J’espère que bientôt tu auras l’occasion de rencontrer tes petits cousins. Ils commencent à être nombreux maintenant.

Ce week-end dernier, c’était l’anniversaire de mariage de Tata Isabelle et de Tonton Barrie. Il y avait toute la famille. Presque tous tes cousins étaient là. Ne manquait que Laure et Enzo.

Je me prends à rêver parfois d’un monde différent, où les choses seraient plus simples qu’elles ne le sont aujourd’hui. Un jour peut être…

Tu étais un peu des nôtres ce week-end. Chacun a sans doute eu une petite pensée pour toi, à l’approche de la date de ton arrivée parmi nous. Nous t’attendons tous.

En attendant, voici tes petits cousins, sur une photo prise en juillet dernier. Ils me parlent souvent de toi.

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Mélanie, Lucie et Benjamin – Moulin à Vent – Juillet 2006




Silence

4082006

Je suis un peu las de ces appels sans réponses, de ces mails sans retour. Le silence est d’or et je crois qu’effectivement je vais cesser de contacter ta maman les jours prochains.

Je n’aurais pas de nouvelles de toi de toutes facons. Je sais que ta maman ne me dira rien, sur toi, sur tes mouvements dans ton abri tout chaud… J’aurais tellement aimé cependant voir ton visage, deviner sur les petites photos une expression, une mimique.

Je vais partir quelques jours avec tes grand-parents en Suisse. Cela me (nous) fera du bien. Je suis sur que nous parlerons de toi, forcément, comme a chaque fois que l’on se voit, que l’on se parle.

Le plus important pour nous aujourd’hui, c’est toi ma petite puce, et crois moi que nous pensons fort a toi, que nous sommes forts, unis, pour toi. Nous ne nous résignons pas, meme si par la force des choses, nous levons un peu le pied aujourd’hui, parce que nous n’avons pas le choix. Mais je suis la, un jour viendra, je te le jure, ou nous pourrons enfin vivre notre relation, sans les barrieres, sans les obstacles, que ta maman met entre nous…

« Même si le ciel devenait noir
A l’horizon
Si les océans nous séparent
Nous les franchirons
Même si la terre entière
Était contre nous
Si je sombrai dans la misère
J’oublierai tout
Et dis toi que quoi qu’il arrive
Je te jure
Que rien ne m’empêchera
De vivre auprès de toi »
J.M. Filak, 2006




Pas toi

2082006

« Passent les jours
Vides sillons
Dans la raison
Mais sans amour

Passe ma chance
Tournent les vents
Reste l’absence
Obstinément

J’ai beau me dire
Que c’est comme ça
Que sans vieillir
On n’oublie pas

Quoi que je fasse
Où que je sois
Rien ne t’efface
Je pense à toi »

J.J. Goldman, 1986