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Quelques jours d’absence…

29102006

Ton papa s’en va quelques jours pour son travail. J’espère qu’à mon retour, j’aurai des nouvelles de toi par ta maman. Je suis de retour samedi 4 novembre.

Je pense fort à toi. A la semaine prochaine…

N’oublies jamais jamais ma puce, que ton papa t’aime très fort…

« I don’t know, but I believe
That some things are meant to be
And that you’ll make a better me
Everyday I love you
I never thought that dreams came true
But you showed me that they do
You know that I learn something new
Everyday I love you »
Boyzone, 1999




Des nouvelles de ta maman!!

27102006

J’ai reçu un petit mot de ta maman ce matin. Elle dit qu’elle m’a envoyé un sms quelques heures après ta naissance, et que l’accusé de reception qu’elle a reçu atteste que j’ai bien appris la nouvelle. Je sais que je n’ai rien reçu, évidemment. Je préfère donc croire que les communications sont très mauvaises entre Paris et Caracas t que son message s’est perdu dans l’océan ce 4 octobre dernier. Je n’ose pas croire qu’elle n’a pas tenté de me joindre coûte que coûte pour m’annoncer cette grande nouvelle: la naissance de notre enfant, malgré les choses qui nous opposent, malgré le fait que nous ne soyons plus rien l’un l’autre.

Je ne saurais jamais, c’est sa parole contre la mienne. Malgré tout, je ne souhaite pas savoir ce qui s’est vraiment passé, qu’est ce que cela changera. Cela ne me rendra pas ces 15 jours perdus. Jamais rien ne pourra me rendre ces quinzes jours là, tout comme ces 9 mois d’attente, dont je n’aurais vécu que les prémices, que les balbutiements… Rien ne saura me rendre cela. Alors à quoi bon se morfondre pour si peu.

Tu es là ma puce, et ça c’est vraiment ce qui est le plus important. Et rien d’autre.

Je me suis empressé de lui répondre, en lui posant milles questions su toi, mon ange. J’attends sa réponse…




Un petit mot pour ta maman…

26102006

Je sais que je ne devrais sans doute pas, mais je ne peux m’en empêcher. J’ai envoyé un petit mot à ta maman aujourd’hui, j’ai fait comme si je ne savais pas, pas encore. J’ai un peu honte parfois, je me sens si bête d’en arriver là… Envoyer un mail à la maman de ma petite fille pour lui demander si ma petite fille est née, si elle va bien. Je lui demande de tes nouvelles, je veux qu’elle me le dise, elle même, de sa propre voix, de sa propre écriture. Je veux qu’elle me le dise…

Je n’arriverais pas à lui parler au téléphone, je n’ai d’ailleurs pas envie de lui parler. Trop d’amertume encore malgré tout. Aujourd’hui c’est toi qui compte, uniquement toi. Je sais que tu es entre de bonnes mains pour le moment, c’est pour cela que je ne m’inquiète pas. Mais j’en veux à ta maman de m’avoir privé de 15 jours de bonheur. 15 jours de paternité, 15 jours que je porterais toute ma vie…

Je suis en retrait mon coeur, pour le moment. Je ne peux rien faire d’autre malheureusement. Ta maman te protège comme une louve. J’espère que le temps aidant, les choses deviendront plus simples. Ta maman doit savoir que je ne veux pas t’arracher à elle, jamais. Je veux juste être son papa, être là quand je pourrais être là, avoir de tes nouvelles, régulièrement. Je veux savoir quand tu es née, à quelle heure, si tu me ressembles, un peu, si tu ressembles à ta maman aussi. Je veux savoir ce que tous les papas doivent savoir de leur petite fille, sans être obligé de le demander…

Un jour viendra, tu verras ma belle, où les choses seront plus faciles qu’aujourd’hui. Je le sais. Je serais fort, pour toi, patient, pour que nos moments si courts et si brefs soient ils n’en soient que meilleurs. A défaut d’avoir la quantité, nous privilégierons la qualité, la chaleur et la tendresse mon ange.

Dors à présent, je sais que tu dois dormir beaucoup mon coeur. Ton papa n’est pas près de toi, mais dans tes rêves, il veille sur toi…

« Dors
Oublie les blessures lâches du temps

Dors
Ne réveille pas tes yeux d’océan
Dors
Laisse ton âme libre
Aux désirs que tu crois
Garde ta flamme vive
Je serai toujours là
Même si tu ne me vois pas
Dors
Ma petite fée, mon cœur, mon ange »
F. Pagny, 1996




Le plus heureux des Papas…

22102006

A présent, quelle que soit les routes, les chemins que nous emprunteront, nos destins sont à jamais liés. Mon coeur bondit, mon âme sourit, mes yeux brillent de te savoir là… Ton papa est le plus heureux des papas, car tu es là mon trésor. Je suis là et je serai toujours là.

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Le plus heureux des papas.
Paraguana, Venezuela, octobre 2006




Elena est là… Enfin…

19102006

emoticone Merci à Isabelle de m’avoir appris la nouvelle emoticone

Je suis ton Papa ma puce depuis déjà 15 jours. Cela fait 15 jours que tu es là et je ne le savais pas. Ta maman ne m’a pas dit quoi que ce soit. Je suis partagé entre un bonheur immense, celui de sentir que maintenant, une mission m’a été confié, qu’une petite moitié de moi vit, respire, construit peu à peu son chemin de vie. Mais j’ai aussi ce goût amer, ce sentiment d’injustice, en pensant que ta maman n’a rien fait pour me prévenir. Elle avait pourtant tous les moyens pour le faire, tous mes numéros de téléphone, mes adresse e-mail, mais rien, rien… Je sais qu’elle a pourtant envoyé un mail à ses collègues et amies. Mais le papa lui, ne savait rien…

L’amertume, la rancoeur et la colère ne serviront à rien. Je me console en me disant que tu es là, enfin là. Que on papa est fier de toi. Il me tarde à présent de te voir, de te prendre dans mes bras, de te sentir contre moi. Ton papa pense fort à toi… Rien ne sauraît aujourd’hui m’oter ce bonheur infini, je suis ton papa ma petite Elena, et cela rien ne pourra me l’enlever, même ta maman, ne nous privera pas de ce bonheur…

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Elena est là….




Pas de traces… De toi…

16102006

Ma puce. Je n’en peux plus de ne pas savoir, de ne rien savoir. Les heures me paraissent interminables. Il ne se passe pas une seule minute sans que je ne pense à ce qui se passe, là-bas, à 8000 km de moi. Est ce que tu es là? Ta maman aurait elle oublié de m’annoncer la nouvelle. Je n’ose y croire et j’ai mal, si mal de penser que je suis peut être déjà ton papa, mais que je le sais pas… Si peur d’imaginer le pire aussi, même si je ne veux pas y croire, car je sais que tout là-haut, il veille sur toi…

Je suis difficile à vivre en ce moment, la nervosité est telle que j’ai du mal à me concentrer, au travail. Tu es dans chacune de mes pensées, dès le lever du jour et jusqu’au soir, sans discontinuer.

Mamie a téléphoné dans les hôpitaux où tu étais sensée arriver. Pas de traces de toi. A l’hôpital Foch, à la clinique d’Argenteuil. Pas de traces de toi…

 




Encore un jour sans nouvelles…

12102006

Les jours se suivent et malheureusement se ressemblent. Pas de nouvelles… Je commence à avoir un peu peur. Et s’il s’était passé quelque chose, quelque chose de grave. Je n’ose croire une telle horreur. Mais les jours passent. Ta maman le 25 m’avait dit que tu arriverais dans quelques semaines, tu n’es peut être pas encore prête. Il me faut donc être patient. Encore…

« Les dieux que j’invoque
Les prières que j’envoie
C’est du pareil au même
Les nuits que je passe
A me passer de toi
Sans trouver le sommeil
Des jours et des jours
Que j’appelle, mais toujours
Pas de nouvelles de toi »
P. Obispo, 1996




Toujours pas de nouvelles…

9102006

Nous sommes sans doute à quelques jours, quelques heures de ton arrivée, mais toujours pas de nouvelles. Je n’ose pas trop appeler ta maman, car je sais que je ne serais pas le bienvenu, et je ne veux pas qu’elle soit perturbée. Je préfère attendre. Je sais qu’elle me préviendra dès que tu seras là.

J’ai appelé Tata Isabelle pour essayer d’en savoir un peu plus, mais elle m’a dit que tout comme moi, elle n’a plus de nouvelles. Elle va toutefois essayer d’appeler des amies de ta maman au bureau pour essayer de savoir si tout va bien, si tu es parmi nous ou toujours dans le ventre de ta maman…

Tu sais que pour un papa c’est si dur, de ne rien savoir, de se sentir écarté de ce bonheur qu’être papa, surtout pour la première fois. J’aurais tellement aimé que ta maman soit moins égoïste, et qu’elle partage un peu de ce moment avec moi.

J’attends chaque jour une nouvelle, l’annonce de ton arrivée, en pleine santé. Chaque soir, je me couche, en attendant que le jour se lève, en espérant que durant la nuit, tu sois enfin là…




J – combien?

4102006

C’est dur de ne pas savoir combien de temps il reste avant que tu arrives ma petite puce. Je suis anxieux, j’ai l’estomac noué depuis quelques jours car je sais que ton arrivée est imminente… Je ne sais pas vraiment quelle est la date exacte, ni où tu vas arriver, ta maman m’a occulté toutes ces informations de peur que je vienne t’accueillir. Mais je ne viendrais pas, non pas que je n’en ai pas envie, mais parce que je sais que ta maman ne le souhaite pas, et je veux que tu arrives dans les meilleures conditions possibles, c’est à dire au calme, avec ta maman seule.

Mes yeux, depuis quelques jours scrutent sans arrêt le mail constamment ouvert, dans l’attente de l’annonce de ton arrivée parmi nous par ta maman. J’espère qu’elle le fera. Nous attendons tous, tes grand-parents, Tata Isa et Tonton Barrie…

Je sais que tu es presque là. Je sens qu’il ne reste plus longtemps à présent… Mais combien de temps?

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« Combien de temps, combien de temps… »
S. Eicher, 1985





Tata Isabelle…

2102006

J’ai reçu un coup de fil de Tata Isabelle ce matin, qui il y a encore peu de temps, était la meilleure amie de ta maman. Elles se connaissaient depuis longtemps et même si elles ne se voyaient pas beaucoup, se donnaient régulièrement des nouvelles.

Ces dernières semaines il m’arrivait de temps à autre de discuter avec elle ou d’échanger quelques mails, sans que ta maman le sache bien sûr mais parce que c’était la seule façon pour moi d’avoir de tes nouvelles puisque ta maman elle même ne voulait pas m’en donner. Cela me permettait de savoir que tu te portais bien, que ton évolution se passait bien. J’étais content de savoir que je pouvais compter au moins sur cette amie, pour vivre, jour après jour ton parcours.

Ta maman a fini par savoir que nous nous étions contactés… Depuis ce moment, Isabelle, son amie, n’est plus son amie. Elle lui a fait savoir par mail. Je ne pourrais donc compter que sur moi même à présent pour tenter de savoir ce qu’un papa devrait naturellement savoir de sa petite fille, sans être obligé de le supplier, de le mendier. Je ne cesserai pas de tenter d’avoir ce que j’estime mériter avoir: des informations sur la santé, sur le devenir de ma petite fille. J’espère qu’il m’entendra là-haut s’il m’écoute…