Changement de cap

25 03 2007

Un week-end un peu particulier, car ce sera le dernier vrai week-end dans mon appartement. Papa déménage en principe le week-end prochain. Je devais partir car les propriétaires vont le vendre.

Mais pourquoi particulier? Tout simplement parce que ce changement de lieu de vie tombe parfaitement bien. Il arrive à point nommé au moment où bien des choses s’apprêtent à changer dans ma vie qui prend un nouveau départ. En effet, le plus grand changement c’est toi qui es là maintenant mon ange, et c’est fondamental. Mais je dois te livrer un petit secret ma puce, il y a aussi dans ma vie aujourd’hui une personne qui m’est chère et que je l’espère tu connaitras sans doute bientôt.

Rompre avec cet environnement qui t’a vu naître et grandir semaines après semaines au tout début de ta petite vie de bébé était je crois nécessaire, même si ce n’est pas forcément facile. En effet au gré des rangements, tris et classements, comme dans tout déménagement, il m’arrive de me retrouver confronté à ce passé si proche et qui m’avait fait autant de mal. Cela ravive en moi ces moments douloureux comme celui où je t’ai vu partir, en avril dernier, il y a un an à peine, encore au creux de ta maman, impuissant, résigné, presque perdu, ta maman m’emmenant loin de moi sans compassion, sans aucun remord.

Ce nouveau départ me permet ainsi de faire table rase de ce passé un peu trop présent et de mettre un peu d’ordre. Il y a pas mal de choses qui vont disparaître, sans aucun regret, sans amertume et sans rancoeur, mais juste avec un petit pincement, à peine perceptible, en se disant que les choses auraient pu se passer autrement, avec un peu plus de tolérance, de partage et de compréhension de la part de ta maman. Je ne suis pas triste, je ne suis pas rancunier, je n’éprouve aucun sentiment de haine ou de méchanceté, car tu es là Elena, et rien ne saurait m’ôter ce bonheur que j’ai d’être ton papa ma puce. Aussi dures eussent été les épreuves, aussi long et difficile fut le chemin, je n’en garde que ce bonheur de t’avoir aujourd’hui mon ange.

« Il me restera de la lumière
Il me restera de l’eau, du vent
Des rêveries sucrées, d’autres amères
Et le mal au coeur de temps en temps
Il me restera des souvenirs
Des visages et des voix et des rires
Il me restera du temps qui passe
Et la vie, celle qui fait mourir »

J.J. Goldman, 1987


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