Si seul…

15 04 2007

Ce soir, je me sens seul, triste et abandonné. J’ai tenté encore d’obtenir des dates pour pouvoir te voir auprès de ta maman, je lui ai indiqué mes dates de retour possible, en fonction de mon travail. J’ai le regret de d’apprendre mon coeur que comme par ironie du sort, ce sont justement les dates oú je serai disponible pour te voir, en France, que ta maman a choisi pour t’emmener en Roumanie. En l’occurence courant juin, août, en octobre pour ton premier anniversaire et en décembre pour ton premier vrai Noël. J’avoue que je reste perplexe devant autant de mauvaise volonté. Je respecte ces choix, mais sur 365 jours dans l’année, il est tout de même incroyable que nous ne puissions pas trouver un accord. Il est si difficile pour moi de prévoir des retours à Paris. Je n’ai pas beaucoup de fenêtres disponibles. Il faudra bien pourtant que ta maman accepte que je te vois mon ange, je suis ton Papa et tu as le droit de me voir. Elle ne peut pas te faire cela. Si nous ne pouvons nous mettre d’accord en adultes responsables, alors nous obtiendrons ce droit légalement, je suis convaincu de cela, ne t’en fais pas.

Depuis 6 mois maintenant que tu es parmi nous, je n’ai eu le droit de te voir que 2 petites heures, le 8 janvier dernier. Ceci est tout simplement honteux et inadmissible! Alors que lors de mes séjours à Paris, en décembre-janvier et mi-février, ce sont près de 30 jours pour lesquels j’étais disponible et qui m’auraient permis de te voir ma puce. Que de temps perdu.

Je reste suspendu tous les jours à de bonnes nouvelles venant de Paris, une valise quasiment toujours prête au cas oú… une petite fenêtre s’ouvrirait, pour prendre un billet pour Paris et te serrer bien fort mon bébé.

Malgré cette tristesse qui m’accompagne, je reste serein, confiant, avec la foi. Je sais que je suis dans mes droits de Papa, je sais que le vent tournera, je sais que bientôt je vais te revoir, avec quelques mois de plus, tu as sans doute tant changé… Ton Papa t’embrasse fort mon ange.

« Je voulais te dire que je t’attends
Et tant pis si je perds mon temps.
Je t’attends, je t’attends tout le temps,
Ce soir, demain, n’importe quand.
Comme quelqu’un qui n’a plus personne
S’endort près de son téléphone
Et qui te cherche à son réveil,
Tout seul au soleil, j’attends.
Je voulais te dire que je t’attends.
Si tu savais comme je t’attends !
Je t’attends, je t’attends tout l’temps.
Quand seras-tu là ? Je t’attends.
Si tu savais comme je t’attends !
Je t’attends, je t’attends tout l’temps.
Je voulais te dire que je t’attends. »
M. Jonasz, 1976


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