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Nouvelles de Paris

27042007

J’ai reçu quelques informations de notre avocate mon bébé concernant les prochains mois et semaines où nous pourrions nous voir en France. Je ne détaillerai pas ici le contenu du message que ta maman a fait délivrer par son intermédiaire, mais je veux simplement te dire que je peux difficilement accepter les choses qu’elle voudrait essayer de m’imposer, de nous imposer. Je ne peux raisonnablement pas imaginer te voir seulement quelques heures par-ci par-là, sans profiter pleinement de toi, de nous. Je veux pouvoir m’exprimer, à tout moment sur des décisions importantes de ta vie de petite fille, je veux pouvoir te voir, aussi souvent que j’en aurai la possibilité, et ceci en toute légalité, en toute légitimité et sans contraintes.

Ta maman pense peut être que je me bats aujourd’hui par fierté, par orgueil, par esprit de compétition avec elle. Elle a tort. Je fuis ce type de sentiment comme la peste. Mon combat est sain, mon combat est noble, il est sans rancoeur, sans amertume, sans la moindre animosité. Il est pour toi ce combat mon ange, pour que tu puisses connaître ton petit papa, pour que tu puisses être avec lui aussi souvent que cela sera possible. Tu es ma raison de vivre aujourd’hui et je lutte avec sérénité, confiance et fierté, pour qu’un jour, quand tu seras plus grande, tu saches que ton papa a toujours été là, et que je puisse un jour, ému, t’entendre dire: « je suis fière de mon papa. »

Je ne me résignerai pas. Ma quête est trop belle. Avoir la chance de partager des moments de tendresse avec ma petite puce, mérite tous les sacrifices, toutes les douleurs et les souffrances. Parce que je sais qu’après l’orage et le tonnerre, vient toujours un beau ciel bleu, comme tes petits yeux mon coeur, et le soleil.

« Nous n’aurons plus jamais un jour de pluie
Tous les nuages se sont dissipés
Il faut me croire, encore, quand je te dis
Je ne vois plus que toi (toi), toi (toi) et le soleil
Je ne vois plus que toi (toi), toi (toi) et le soleil »

C. François, 1977