Epreuve de vérité…

17 07 2007

17 Juillet 2007, 10 heures, Palais de Justice de Pontoise. J’avais rendez-vous ce matin avec mon destin mon ange, un rendez-vous important pour nous mon coeur, fruit de nombreux mois d’attente et de patience, pour peut-être enfin voir le bout du tunnel. J’ai croisé ta maman dans les couloirs, nous avons à peine échangé quelques mots, c’était un peu difficile.

Je ne vais pas m’étendre des heures sur les minutes passées à huit clos, devant le juge, les avocats évoquant tour à tour leur propre vision des faits. Un moment très éprouvant pour moi, pour ta maman aussi, je le sais. Je suis triste d’avoir été obligé d’en arriver là, et je le regrette infiniment mon cœur, si j’avais pu épargner cela à ta maman, je l’aurais sans doute fait. Je ne voulais qu’une seule chose, avoir ma petite place à tes côtés, et pour cela, il m’a fallu faire les choses de manières officielles, étant donné que ta maman ne souhaitait jusqu’alors que m’accorder un rôle infime dans ta vie de petite fille.

Sache que ta maman et ces différents témoins, que je connais pour certains, ont essayé dans leurs déclarations de montrer que je n’étais pas en mesure de bien m’occuper de toi, et que pour le moment il n’était pas envisageable de me laisser te voir trop souvent, mais petit à petit, progressivement, et que le partage de l’autorité parentale avec ta maman n’avait pas lieu d’être. Je suis bien évidemment un peu déçu par de tels propos qui n’ont pas lieu d’être. Je ne veux aucunement t’arracher à ta maman ma petite puce, mais juste vivre ma vie de papa le plus souvent possible à tes côtés, et te voir aussi souvent que je pourrais le faire. J’espère que mon message est bien passé auprès de Mme le Juge, qui rendra sa décision finale le 26 juillet prochain. Tu ne seras pas là mon cœur à cette date car tu seras en Roumanie, mais quelle que soit cette décision je serais tout prêt de toi.

J’ai demandé à ta maman de te voir ce soir, avant mon départ, mais elle a refusé, m’indiquant qu’elle n’avait pas le temps de s’organiser. Je suis bien évidemment déçu, mais elle m’a dit qu’elle m’appellera d’ici ce soir le cas échéant. Je prie les anges de pouvoir te voir quelques heures avant de retourner au Venezuela, ce serait mon plus beau cadeau.


Actions

Informations



Laisser un commentaire