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Quelques jours d’absence

30092007

Mon ange, je m’absente quelques jours pour mon travail, dans les montagnes andines. Je sais que cette semaine qui s’annonce est une semaine très importante pour toi ma petite princesse et que malheureusement je vais manquer ce grand grand rendez-vous. J’ai déjà manqué tellement de choses depuis ton arrivée, que je compte bien me rattraper très bientôt… Mais je me dis que tu me pardonneras surement car tu sais que je ne tiens aucune ficelle.

Je ne serais pas très loin jeudi prochain ma pupuce par la pensée et crois-moi je penserais fort à toi mon coeur en ce jour si particulier. Si tu savais comme tu manques à ton papa mon ange, si tu savais comme aujourd’hui j’attends enfin une nouvelle qui nous sera favorable. Je ne sais pas de quoi demain sera fait ma libellule, mais tout ce que je sais c’est qu’aujourd’hui mes jours te sont dédiés, et si d’aventure je devais un jour ou l’autre te faire une place plus grande auprès de ton papa, sache que je m’y prépare avec sérénité et fierté, et que j’assumerai avec joie mon rôle de papa.

Je t’embrasse fort fort mon petit coeur. A bientôt sur notre espace…

 

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Bambina!!

Rien qu’un petit espace
Une toute, toute petite trace
Un petit mal qui reste en moi
Tout c’que tu détestes
Je prends ma petite place
D’un trait de larmes j’efface
Les souvenirs terrestres
Qui traînent dans ma veste
 

Bambina tu me manques
Les photos qui me hantent
Sont des parfums de rue
Où je ne vais plus

L. Fabian, 2001

 




On parle de nous dans la presse!!

27092007

Ma petite pupuce, une journaliste (merci Maryline!) de Parole de Mamans a fait un reportage dans la revue du même nom, pour mettre à l’honneur les papas qui s’impliquent dans la vie de leur petits anges sans être pour autant toujours reconnus. Et devine qui elle a choisi de mettre à l’honneur dans le numéro 4 de septembre-octobre-novembre 2007: NOUS mon petit coeur, Elena et son papa!! Elle m’avait contacté il y a quelques mois en me disant qu’elle trouvait notre Blog émouvant et touchant, et qu’elle souhaitait faire un petit reportage sur nous. Je lui avais donné quelques renseignements et voilà, c’est chose faite, nous avons notre petit article dans ce numéro 4 que je vous invite tous, à acheter dans toutes les bonnes librairies. Je suis heureux de voir que mes revendications sont reconnues comme justes et légitimes et que les gens peu à peu comprennent cette situation injuste dont nous sommes victimes mon coeur et adhèrent à notre combat en comprenant la détresse et la souffrance que je peux endurer parfois.

Le plus émouvant encore pour moi c’est que la majorité des témoignages d’amitié et de solidarité que nos lecteurs nous laissent lors de leurs passages viennent de mamans, qui ont bien compris que la victime c’est toi, c’est moi, par égoïsme et fierté d’une autre maman qui a choisi de « faire un bébé toute seule » comme le dit si bien mon ami Jean-Jacques.

Aujourd’hui je suis encore plus fier, d’être un papa reconnu et soutenu par une large communauté de mamans. Vive toutes les mamans!!!

 

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Un aperçu de l’article…

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La Une du Numéro 4

 





Pas d’accord

23092007

Ma petite libellule, la tentative de médiation n’aura malheureusement pas lieu. Nous avions la possibilité de se mettre d’accord pour éviter des procédures compliquées mais ta maman n’a pas fait de propositions concrètes. Elle avait jusqu’à hier soir pour nous faire part de ses intentions et de ses désirs concernant les modalités d’exercice de mes droits de visite, mais elle ne l’a pas fait.

Je suis un peu déçu car je pensais sincèrement que cette tentative de médiation marquait un désir vrai de ta maman d’arranger les choses et d’essayer qu’elles se passent au mieux. Il n’en était rien, sans doute un geste de diversion pour mieux préparer son départ à Bucarest.

Je prépare déjà petit à petit mon séjour à Bucarest en fin d’année, je ne pense pas malheureusement qu’il me sera possible de venir te voir avant Noël mon ange. Ta maman avait en effet prévu en août que l’on puisse se voir en octobre, mais en lieu et place de Paris, il me faut maintenant aller à Bucarest. A présent qu’elle te retient si loin, il va être difficile de venir pour quelques jours. Mais ne désespérons pas, la vie est faite de surprises, personne ne sait comment pourrons évoluer les choses d’ici la fin d’année. Je veux de toutes façons être là à Paris pour l’appel, qui doit intervenir dans les deux mois, c’est tellement important pour moi, pour nous, que ne raterais cela pour rien au monde mon coeur.

Je suis peu à peu plus serein, car je sais qu’un peu de temps va passer, mais que bientôt tu pourras enfin voir ton papa et passer un peu de temps avec lui. Je t’embrasse ma pupuce. 




50000 visites!

20092007

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Déjà 50000 visites sur notre espace mon coeur, et autant de messages d’espoir de voir un jour prochain les choses s’arranger et enfin commencer à se découvrir.

Ces passages par notre petit univers représentent tellement de choses pour moi tu sais ma petite libellule. Ils me rassurent et me renforcent, car ils me montrent que beaucoup beaucoup de gens adhèrent à notre cause et n’y sont pas indifférents. Que ce soit par des visites régulières par notre famille ou nos amis ou des visites plus hasardeuses au détour de voyages sur la toile, chacun, chacune de nos visiteurs, connus ou anonymes a trouvé dans ce lieu d’amour et de paix un petit quelque chose à ramener à la maison: une émotion, un sourire, une parole de chanson, une image, une photo. De France, d’Europe, d’Afrique, d’Asie ou d’ailleurs, personne ne reste de marbre devant notre belle mais triste histoire.

Humblement et affectueusement merci à toi ma puce, d’être là et de guider mes pas aujourd’hui, tu es mon soleil et ma lumière. Merci à tous, et particulièrement aux plus fidèles d’entre vous, pour être là et pour prendre des nouvelles de ma petite princesse, je sais qu’elle en sera très fière le moment venu.

 




Tentative de médiation

18092007

Une accalmie pourrait être envisagée dans ces procédures inutiles et fastidieuses dans le sens où ta maman pourrait envisager un arrangement à l’amiable pour éviter des lourdeurs administratives et judiciaires, c’est le message que son avocat nous a transmit. Je dois dire que cette nouvelle m’a un peu soulagé, même si je reste vigilant, car ce serait tellement plus simple si en effet ta maman acceptait de se rendre à l’évidence et reconnaître que cela ne sert à rien de suivre dans cette voie.

En effet je n’abandonnerai pas, je n’abandonnerai jamais mes droits de papa qui sont les miens, je ne me résignerai jamais à mettre en parenthèse cette partie de ma vie qui me lie à toi ma petite puce, et quelle que soit la suite des événements, je vivrais aussi pour toi, à travers toi, et si je dois parcourir le bout du monde pour te trouver, te re-trouver, je le ferais le coeur vaillant et fort. La distance ne me fait pas peur, l’éloignement ne me fait pas peur, je sais qu’un jour ou l’autre tu auras envie de te rapprocher aussi de ton papa. Le moment viendra.

Alors si nous pouvons être d’accord sur un certain nombre de points et que nous nous y tenons, nous aurons fait un grand pas. Je n’ai pas changé d’un pouce ma position, du moins sur les droits de visite minimum que je souhaite garder pour toi, mais il est évident qu’au des nouvelles conditions que ta maman nous impose, je ne peux rester sur les bases envisagées précédemment. Il faudra que ta maman accepte que je te prenne plus longtemps avec moi pour les vacances, nous devons pouvoir profiter un peu de nous et de nos vacances en famille. Je reste cependant un peu vigilant et méfiant, je ne pense pas que ta maman soit réellement prête à me laisser te voir aussi souvent que je le souhaiterais. Attendons ses propositions…

Le temps passe ma princesse, j’espère du fond du coeur te voir bientôt…




Le mal de toi

16092007

Caracas s’endort mon ange, et moi je suis là, à essayer de comprendre ce qui m’arrive, à essayer de ne pas sombrer, de ne pas me murer dans un silence douloureux et secret. Je suis si triste aujourd’hui tu sais. Malgré tous ces gentils témoignages qui arrivent jours après jours et qui me font beaucoup de bien, je suis triste.

J’ai cédé à l’orgueil et à la fierté, ravalant mes appréhensions et mes hésitations, et j’ai téléphoné à Bucarest ce matin. J’avais besoin de ce fil, virtuel, entre toi et moi, j’avais besoin de sentir que j’étais vivant, que tu étais à portée de voix. Tu étais sortie avec ta Mami ma puce, je n’ai pas pu t’entendre comme j’aurais voulu t’entendre. Juste percevoir dans un murmure tes petits gazouillements à 10000 km de là m’auraient pourtant fait du bien je crois. J’ai parlé avec ta tata (la soeur de maman), longuement, en anglais, et cette conversation au lieu de me rassurer me laisse plutôt un sentiment amer. En toute bonne foi, ta tata avait l’air de me dire que ta maman ne souhaitait pas tout cela mais seulement ton bonheur avec ton papa. Evidemment tout le monde m’attend les bras ouverts, on demande après moi et on m’assure que j’aurais ma place auprès de toi. Mais quelle place?? Comment trouver ma place? Je pense que ta maman n’est pas totalement transparente avec sa famille sur la véracité de la situation, sur le pourquoi et le comment de mes démarches. Je suis considéré malgré tout comme le coupable, qui n’était pas là quand il fallait, qui n’a pas fait les démarches necessaires en temps voulu, qui n’a pas pris de nouvelles régulièrement.

Je suis le coupable idéal ma princesse, pour avoir laissé ta maman enceinte seule, t’attendre loin de son compagnon, te mettant au monde seule, t’élevant seule, seule au monde. Mais cette histoire aurait pu être sordide si elle avait été vraie. Mais personne ne sait là-bas que c’est elle qui est partie, qui a fait le nécessaire pour quitter Caracas enceinte de 3 mois, après m’avoir prévenu quelques semaines avant son départ de ma futur paternité. Personne n’imagine qu’elle est partie en me laissant ouvertement comprendre que je n’aurais qu’une place infime dans la vie de cette petite fille à naître. Personne ne se doute un seul instant que malgré mes mails incessants demandant d’avoir de tes nouvelles, les photos des échos, l’évolution de ta santé, je n’avais en réponse que des accusations de harcèlement et des supplications pour avoir un peu de silence. Personne ne peut supposer que début juillet 2006 à mon retour à Paris, c’est dans une boîte aux lettres fermée à clé que j’ai trouvé les clés de mon appartement qu’elle occupait, sans pouvoir les récupérer, sans savoir où elle était pour pouvoir la voir. Personne n’a connaissance du fait qu’elle m’avait interdit formellement de rentrer pour la date de l’accouchement, en me disant que par ma faute il pourrait t’arriver malheur si elle me voyait, allant jusqu’à tricher sur la date officielle de l’accouchement et jusqu’à changer de lieu prévu d’accouchement pour être certaine que je ne viendrais pas ce jour-là. Personne ne devinerait que j’ai sensé avoir été informé par un texto envoyé de Paris vers Caracas de ton arrivée le 4 octobre au soir, alors que je promets en mon âme et conscience que je ne l’ai jamais reçu. Qui va croire tout cela? C’est la parole d’un pauvre papa si loin, qui n’est pas là pour se défendre contre une maman sûre d’elle, qui sait ce qu’elle fait et qui sait où elle va.

Je ne veux pas la juger, ta maman t’aime, je n’en doute pas. Mais comment peut-elle d’un côté dire officiellement qu’il faut s’entendre pour ton bien, qu’elle fera tout pour que tu aies une relation sereine avec ton petit papa, et de l’autre parsemer le chemin de tant d’embûches, m’empêcher de te voir par tous les moyens, malgré les démarches en cours, malgré les décisions prises par la justice en ma faveur, et t’emmener si loin pour compliquer encore un peu plus une relation qui avait déjà beaucoup de mal à s’installer. Non, mon ange, je ne veux pas la juger, mais il faut se rendre à l’évidence et reconnaître que ton papa n’est pas le bienvenu.

J’ai parlé avec ta maman un peu plus tard, c’est ce qui finalement me laisse sans doute le plus d’amertume et de chagrin ce soir, car malheureusement il n’y a pas eu de discussion possible, juste des reproches, des critiques et une maman toujours aussi sûre d’elle, arrogante, tout le contraire de cette image innocente et pure qu’elle cherche à donner d’elle aux yeux de tous. Je ne me laisse pas intimider par son attitude, qui reflète plus un mal-être et la peur qu’une vraie agressivité. Je pense à toi mon coeur au milieu de tout cela, inconsciente de ce qui se passe autour de toi, et je sais que tu dois bénéficier de cet amour maternel dont tu as besoin, mais aussi de cet équilibre vital, pour ton épanouissement, ton bien-être, avec ton papa aussi. Mon but n’est pas d’être envahissant mais seulement PRESENT, ne l’oublies jamais ma princesse, je veux juste être là un tout-petit-peu. Mais ce tout-petit-peu, je ne l’ai malheureusement pas aujourd’hui, c’est ce qui me rend si triste.

J’ai été un peu plus long que d’habitude ce soir, le chagrin et la tristesse un peu plus pesants ce soir ont fait que j’avais envie de coucher sur le papier mes états d’âme. Je me sens un peu mieux ma poupée, tu me donnes à chaque fois ce petit sourire magnifique qui me galvanise quand je te regarde en fond d’écran. Tu me manques terriblement ma libellule, vraiment crois moi, et j’espère bientôt pouvoir te rendre visite. Je t’embrasse fort ma princesse et sache que ton petit papa t’aime…

« Y a plus de soleil
Quand j’me réveille,
Matin chagrin
Quand j’ai le mal de toi.
Cassé la nuit,
Le jour ausi.
Plus faim, pas bien
Quand j’ai le mal de toi

Mais quand j’ai le mal de toi,
Je raconte n’importe quoi :
Que tu n’me manques pas,
Que j’t'attends pas,
Que j’ai des ailes,
Une vie nouvelle.
Sourire devant,
Souffrir dedans.
J’peux mentir comme ça
Quand j’ai le mal de toi. »
F. Feldman, 1988




Casse-tête

14092007

C’est étrange cette histoire que nous vivons toi et moi en ce moment mon coeur. J’ai beau chercher et tenter de comprendre pourquoi tout est si difficile, mais je dois reconnaître que je ne vois pas ce qui peut pousser ta maman si loin.

Sache que j’exploite les moindres pistes, toutes les ficelles possibles pour que rapidement, au plus vite nous puissions établir une vraie relation entre un Papa et sa petite fille. Plusieurs démarches sont en cours ma puce. Je ne trahirais pas mes secrets pour le moment ici, je sais que ta maman et ta famille maternelle viennent régulièrement nous rendre visite sur cette espace (si si, nous avons régulièrement des connections de Bucarest mais aussi du nord de Paris!), et je ne veux pas prendre le risque de réduire mes efforts à néant. Mais nous sommes toute ta famille derrière toi avec Papi, Mamie, Tata Isa, Barrie et les enfants pour tenter de trouver rapidement une solution à tout cela. Nous ne les remercierons jamais assez pour ce qu’ils font et feront pour nous mon ange. Je remercie aussi du fond du coeur ces mamans qui m’ont laissé ces témoignages émouvants et chaleureux aujourd’hui (Valérie, Emélie et Evelyne).

C’est marrant de voir que ta maman avait tenté de faire fermer ce petit lieu de vie, témoignage virtuel de l’Amour d’un Papa pour sa petite princesse, mais qu’en fait, ironie du sort, elle s’y rend souvent, pour se tenir au courant de ce que fait ton Papa, et tenter peut être de lire entre ses lignes. Souhaitons lui toujours la bienvenue ici, ton espace est aussi un peu le sien, en espérant que celui-ci l’amènera un jour à réfléchir à l’absurdité de la situation. Vraiment ma puce, c’est un vrai casse-tête cette histoire…

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Maman fait appel!!

11092007

La semaine recommence après une brève pause ce week-end. Ce n’est pas vraiment facile en ce moment ma petite libellule, crois-moi. Chaque nouvelle journée peut apporter son lot de bonnes comme de mauvaises nouvelles. Ces dernières semaines ça a plutôt été des mauvaises, soyons objectifs.

Ce matin mardi, après le fameux courrier de ta maman samedi, une autre mauvaise nouvelle est venue mettre encore un peu plus de poids sur mes épaules déjà bien chargées. Ta maman a fait appel de la décision prise par le juge le 26 juillet dernier. J’avoue que nous sommes tous perplexe et sans voix. Pourquoi faire appel quand on sait pertinemment qu’on est hors la loi? Je ne sais pas où ta maman veut aller avec tout cela mon coeur, ce serait sans doute plus simple de se rendre à l’évidence: que ton Papa a besoin de toi et que tu as besoin de lui. C’est sans doute un moyen pour gagner encore un peu de temps, même si en théorie la décision qui avait été prise est applicable aujourd’hui, mais ta maman est réfléchie, calculatrice et fais ce qu’elle veut en toute impunité, pour le moment…

Oui j’ai besoin de toi ma puce, je ressens ce manque de toi, si fort, qui ne se comble pas. Les journées sont tristes à Caracas tu sais en ce moment, mon autre princesse est repartie à Paris, et tout est gris car il pleut beaucoup. Il n’y a que ton sourire d’ange qui chaque matin me donne la force pour avancer encore plus loin.

Je pense fort à toi tu sais, même si je n’appelle pas chez ta Mami pour prendre de tes nouvelles. C’est si loin et de toutes façons ma princesse, tu n’aurais pas grand chose à me dire pour le moment!! Et puis je ne veux pas pour le moment parler avec tes gardiens, qui te protègent comme une louve. Et même si d’après eux ta porte m’est ouverte, tu sais bien que 10000 kilomètres nous séparent pour le moment, alors à quoi bon?

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« Well I want to paint your picture
With that great look in your eyes
And I want to write a song so gentle
It could make you cry

I want the world
And all it’s charms

And nothing else will do
And Hey I want you »
The Silencers, 1991





Coup de massue…

8092007

J’attendais cette nouvelle depuis quelques jours après quelques indiscrétions dont j’ai pu bénéficier, j’avoue que je n’osais trop y croire, mais pourtant si, ta maman a décidé de quitter son travail à Paris et de s’installer définitivement en Roumanie à partir de fin septembre. Oui tu as bien entendu ma petite princesse, ta maman va t’emmener tout là-bas à l’autre bout de l’Europe.

Je sais que c’est un moyen pour elle d’échapper une fois de plus à ces obligations et à se soustraire à la justice, parce qu’effectivement ça va être vraiment dur pour toi mon ange maintenant de voir ton papa. Pour ce qui est des vacances d’été et d’hiver je ne me fais pas de soucis, je viendrais te chercher ma petite puce, n’aies crainte, mais pour les petits week-end prolongés ce sera maintenant un peu compromis.

Je ne pourrais pas critiquer cette décision si je la savais juste et loyale, mais je sais malheureusement qu’elle est réfléchie, calculée et que c’était sans aucun doute un projet que ta maman avait pour te mettre définitivement à l’abri. Saches seulement qu’elle m’avait directement menacé d’une telle éventualité dans divers courrier (« si tu te mets en travers de mon chemin je ferais tout pour nous mettre Elena et moi définitivement à l’abri », « aucune loi, aucune justice, aucune décision ne détruira un équilibre déjà créé »), tu auras tout cela en main le jour où tu le souhaiteras. Je te parle de tout cela parce que tu dois savoir, un jour ou l’autre comment les choses se sont réellement passées. J’avais le droit de te voir et profiter de toi cet été mais ta maman a fait fi de tout cela pour t’éloigner à nouveau.

Sa lettre qu’elle m’a envoyé aujourd’hui me désigne coupable, en lieu et place de victime. Elle tente à présent d’inverser les rôles. Je ne suis pas dupe, personne ne sera dupe je pense, les faits sont là. Comment peut elle dire que je l’ai abandonné alors que c’est elle qui est partie? Comment peut elle dire que je ne me suis pas préoccupé d’elle alors que des dizaines de courrier attestent de mes démarches? Comment peut elle dire que je n’ai jamais cherché à te voir alors que depuis ton arrivée j’ai passé plus de 60 jours en France en essayant de te voir et qu’au final j’ai eu droit à deux fois deux heures avec toi? Non je ne tolère pas tant d’hypocrisie et de mauvaise foi ma puce. Je ne peux pas laisser faire et dire cela. Tu ne devrais pas être en Roumanieaujourd’hui, mais avec ta maman à Paris. Ta maman n’avait pas le droit de te laisser là-bas à son retour de vacances, il faut dénoncer et crier haut et fort cette injustice.

Saches que je me bats et que je me battrais jusqu’à ce que justice soit rendue. Et si je dois faire des milliers de kilomètres avec Papi et Mami pour te chercher je le ferais mon coeur. Je ne t’abandonnerais pas, je te le promets. Nous risquons pendant quelques temps d’avoir une relation en pointillé ma petite libellule, soyons prêts à cette éventualité, mais je sais qu’un jour les choses changeront.

Je n’ai pas abandonné mes démarches et je continue mon chemin, pour toi, pour nous.

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11 mois déjà…

4092007

Une tendre pensée pour toi ma petite princesse chérie, en ce jour de tes 11 mois. Je ne dirais pas grand chose de plus ce soir, je crois que ces mots suffiront: tu viens d’avoir 11 mois et je n’ai pour le moment réussi à te voir et passer avec toi que 4 heures…

J’ai essayé d’avoir de tes nouvelles par mail aujourd’hui, j’attends toujours l’attestation de ta maman pour les jours d’octobre où elle m’avait promis que je te verrais. Je me souviens encore de ce qu’elle m’avait dit ce jour là, devant mon inquiétude et mes doutes: « Tu n’as pas confiance? Si je te dis que je tiendrais parole, je le ferais! ». Il y a maintenant près de 10 jours que je suis rentré de France, et je ne vois rien venir.

Je ne serais pas mesquin ou critique. Je te laisse juge ma libellule. Saches qu’aujourd’hui, à nouveau, comme tant d’autres fois, je pense à toi et j’essaie d’obtenir de ta maman des informations sur toi, que je n’obtiens comme à chaque fois pas. Je suis avec toi ma puce ce soir, je t’embrasse tendrement pour tes 11 petits mois…