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Bonne Année 2008 ma princesse!!

31122007

Je ne parlerais à peine de la journée d’hier qui a sans doute été la journée la plus triste, la plus noire et la plus déprimante de ma petite vie, passée à la vitesse de la lumière à courir entre l’ambassade de France, l’huissier de justice et la Police de Bucarest. Marcher dans le froid glacial pour me rendre avec Mamie et l’huissier jusqu’à la cabane qui te sert de maison quand tu n’es pas chez ta grand-mère, au fond d’un chemin crasseux, entouré de chiens qui hurlent à tout va, a été un vrai supplice, mais il fallait bien constater que tu n’étais pas chez toi, et surtout que tu n’étais pas avec ton Papa comme il y avait lieu d’être. Même constat chez tes grand-parents où nous n’avons même pas pu entrer. Il fallait de toutes façons faire ce constat dont nous aurons besoin pour le dépôt de plainte qui est necessaire. Nous ne pouvons tolérer d’autres incartades de ce genre mon coeur, et laisser maman faire à sa guise et en toute impunité ce qu’elle veut.

Nous n’avons même pas eu le temps de faire quelques courses pour ce petit réveillon de la Saint-Sylvestre que j’ai passé seul avec Papi et Mamie, dans un grand appartement tout froid, à grignoter les quelques petites choses qu’heureusement nous avions prévu à l’avance, mais sans les cotillons et les serpentins, et surtout sans notre petite libellule que nous aurions du avoir à nos côtés. Un réveillon à vite oublier, même si notre volonté, notre courage et notre ténacité nous a malgré tout permis de s’amuser un peu et d’esquisser quelques sourires quand les douze coups de minuit ont retenti, soulignés par un festival de pétards et de feux d’artifice dans tout Bucarest, paré cette nuit là de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Oui ma puce, 2008 est là, et j’ai envie maintenant de laisser derrière cette année 2007 qui fut terrible et essayer de positiver et d’aborder cette nouvelle année avec du dynamisme, du calme et de l’optimisme. Après tout, maman a eu de la chance jusqu’à aujourd’hui car tout n’est resté que provisoire, rien n’a encore été définitivement tranché concernant notre futur à tous les deux mon ange, et je ne sais maintenant suite à ces nouvelles erreurs comment maman va pouvoir à nouveau échapper à la justice quand dès février les procédures en cours l’amèneront à s’expliquer sur ses actes.

Je te souhaite vraiment tout le meilleur et le plus beau pour 2008 ma petite princesse. Je prie le ciel que cette nouvelle année soit un peu la nôtre, qu’enfin nous puissions toi et moi profiter de vrais instants de bonheur ensemble, sans barrières et sans pression aucune. Sache que même si je ne pourrais faire appliquer la décision de justice qui nous a été favorable, je ne cesserai pas de me battre pour autant et je serai encore là toute la semaine au plus près de toi pour te voir mon ange. Demain déjà je viendrais te faire la grosse bise du Nouvel An, et t’apporter quelques-uns des cadeaux que j’espérais te remettre en mains propres dans ta chambre chez ton Papa. Tu n’es malheureusement pas responsable de la bêtise et l’immaturité de ta maman, il n’y a pas de raison que tu en souffres. Papa sera là, même si je dois serrer les dents et les poings pour ne pas hurler et pleurer toutes les larmes de mon corps devant une telle injustice, mais je serais là mon coeur.

2008 sera notre année ma princesse, tu verras. je t’aime.

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Bucarest, 31 décembre 2007. Bonne Année ma puce!




Miettes de bonheur

30122007

J’ai eu le droit eu égard à l’extrême bonté de ta maman de passer te voir deux petites heures cet après-midi au domicile de ta grand-mère. Je dois dire que je ne me sens pas à l’aise de te voir dans ces conditions, dans un lieu qui n’est pas le mien, épié dans mes moindres faits et gestes par ta maman et ta mamie. Mais devant le refus de ta maman de se plier à la loi, je n’ai d’autres choix si je veux te voir et être un peu avec toi, que de mettre mon poing dans ma poche et accepter ces conditions misérables. D’un droit de garde et d’hébergement de ma petite princesse, j’en suis réduit à peine à un droit de visite, car ta maman n’accepte même pas que je sois quelques minutes seul avec toi, en promenade. C’est un droit que j’appellerai de « regard », et j’ai vraiment le sentiment de perdre toute dignité et tout honneur en étant obligé de me résigner à subir cette humiliation de me retrouver ainsi à accepter les miettes que me jette ta maman.

Mais tout a été calculé par maman. Je ne peux rien faire si elle refuse de me laisser partir avec toi, car tu n’es pas chez toi, je suis chez ta grand-mère dans un lieu privé, et pour cause, ton vrai chez-toi que j’ai vu avec Mamie cet après-midi n’a rien d’une maison paisible pour une petite fille de 15 mois (je ne m’étendrais pas pour le moment sur la question). M’insurger et faire un scandale dans ces conditions n’aurait servi qu’à me fermer définitivement la porte de ma petite puce avant de longs mois sans doute. Je me vois donc dans l’obligation de me résigner, passif, pour le moment. Mais demain est un autre jour, nous sommes lundi et les institutions roumaines, les services judiciaires sont opérationnels. J’espère que nous aurons plus de chance.

Les deux heures que j’ai passé avec toi aujourd’hui sont un trésor inestimable, surtout quand tu m’as accueilli devant la porte ouverte, le sourire jusqu’aux oreilles et que tu m’as invité à peine entré à te suivre pour jouer à cache-cache et me montrer tes jouets. Puis après quelques moments de complicité devant le sapin, le cadeau suprême: tu t’es endormie dans mes bras et tu as savouré près d’une heure et demi d’une bonne petite sieste dans les bras de ton papounet. Tu as fait de moi ce soir un papa tellement heureux, mais aussi encore plus déterminé.

Demain lundi une nouvelle semaine commence mais maman m’a déjà prévenue que dès l’après-midi tu ne seras pas là car tu passes le réveillon du Jour de l’An ailleurs, et tu ne seras de retour que le 2 janvier. Quelle honte, quelle indécence, d’oser nous dire cela de front alors que nous n’avons pour le moment même pas eu la chance de te voir ne serait-ce qu’une après-midi dans le lieu qu’a choisi ton Papa pour te recevoir. Je me suis senti tellement humilié, qu’un crachat au visage m’aurait fait moins de mal. J’ai préféré partir le coeur meurtri et blessé, impuissant.

Les erreurs s’accumulent, les faux-pas s’amoncellent. La raison n’a aucune raison de ne pas reprendre ces droits. Demain j’espère avoir des réponses, et des solutions. Je ne compte pas indéfiniment grignoter ces petites miettes que l’on me jette à la figure.

A demain mon coeur. Je serai là…

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29 décembre 2007, 23h. Tristesse…

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Mon petit coeur, je suis de retour ce soir dans la petite maison où nous sommes pour la semaine avec Papi et Mamie, le coeur gros, l’estomac noué. Je n’ai pas de très bonnes nouvelles à donner à tous nos amis qui attendent, à tous ces gens qui croient en notre histoire. Ce soir, en effet, à nouveau, nos droits ont été bafoués, sans scrupule et sans aucune honte. Maman a à nouveau refusé, malgré les documents officiels, traduits en roumain, malgré l’assermentation du Ministère de la Justice roumain, de se plier à la décision rendue par le Tribunal et la Cour d’Appel de Versailles. Elle nous autorise à se voir, mais chez ta grand-mère et en sa présence.

J’ai tenu à rester calme, serein, malgré la rage au ventre et les bleus à l’âme. Je n’ai pas eu d’autres choix que de me rendre dans les services de Police pour expliquer la situation et pour faire constater, une nouvelle fois, le piétinement sans vergogne de nos droits pourtant bien établis. Les services de Police malheureusement n’ont pu que constater leur impuissance en ce week-end de Noël, aucune personne n’étant joignable à l’ambassade de France ou au consulat pour nous aider dans ces démarches. Nous devrons patienter lundi.

Je suis pourtant si heureux ce soir d’avoir pu à nouveau être auprès de toi, ne serait-ce que deux heures, durant lesquelles l’attitude de maman avait viré du noir encre de Chine au rose flamand, après l’appel de la Police de Bucarest. Elle souhaitait que je signe avec elle, un accord tacite pour accepter de te voir chez ta grand-mère en sa présence. Je ne me plierai jamais à cela mon ange, j’en suis désolé ma puce, mais ce n’est pas ce qui a été décidé, tranché et ce que tu mérites ma petite libellule. Le combat ne fait que commencer, j’en ai bien peur, mais m’arrêter là, acceptant CES exigences serait me désavouer, renier cette lutte que je mène depuis des mois pour mon, ton bonheur, et cautionner cette attitude excécrable et inhumaine de ta maman qui t’empêche de bénéficier de tes droits de petite fille. Non bébé, non, papa ne s’arrêtera pas, ne cessera pas de lutter pour l’amour de sa vie, sa petite princesse.

J’ai encore à nouveau passé un moment merveilleux avec toi ma petite libellule, et chaque jour où je serai encore à Bucarest cette semaine prochaine seront ainsi, même si la décision n’est pas respectée, je serai là.

Des sourires timides, des jeux tendres et des petits moments de complicité ce soir m’apaisent, me donnent du coeur à l’ouvrage car je sais qu’à nouveau aujourd’hui nous nous sommes reconnus. Comme la dernière fois, tu n’as pas voulu laissé partir ton Papa, pour rester encore un peu dans ses bras, blottie: un autre signe qui ne trompe pas mon ange.

Tu es toujours aussi jolie mon coeur, aussi belle et souriante. Ce soir, je dors à nouveau seul avec Papi et Mamie, sans toi. Mais je sais que ce nouveau faux-pas de maman ne pourra que mettre de l’eau dans notre moulin, ne pourra que nous donner raison quand le moment sera venu. Tu n’es pas là ce soir mon ange, mais ce ne sera pas vain.

Ton Papa pense fort à toi ma petite libellule et sera là demain, quoiqu’il arrive. Je t’aime.

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Joyeux Noël ma pupuce!

26122007

Papa est de retour ma puce. J’ai pris quelques jours de repos pour les fêtes de Noël que je n’ai pas eu le droit comme tu le sais de passer avec toi cette année. C’est tout de même le deuxième Noël que je manque avec toi mon ange. Ceci n’a pas de prix et je crois que jamais rien ne pourra soigner cette petite blessure qui restera à tout jamais ouverte.

Joyeux Noël donc mon ange, avec quelques heures de retard, mais je n’ai pu le faire avant. Je te souhaite vraiment tout le meilleur ma petite libellule, je nous souhaite tout le meilleur pour cette année à venir: la reconnaissance de nos droits, le bonheur tout simplement, toi et moi. J’ai plein de surprises pour toi ma chérie, comme tu peux t’en douter. Toute la famille a voulu chacun à sa façon te montrer que l’on t’aime fort fort et surtout que l’on pense beaucoup à toi. Ce sont des fêtes de Noël et de fin d’année que nous allons passer juste avec Papi et Mamie, car Tata Isa, Tonton Barrie, les enfants et Tata du Venezuela ne peuvent malheureusement pas faire le voyage pour venir te voir. Nous allons faire tout notre possible pour leur rendre compte des moments que je sais déjà merveilleux que nous allons passer ensemble ma princesse. Nous nous rattraperons j’en suis sûr l’an prochain, et cette fois-ci en France, c’est certain.

Demain, j’ai encore beaucoup de choses à faire, nous attendons encore avec Mamie quelques documents importants dont nous aurons sûrement besoin là-bas à Bucarest pour faire valoir nos droits pourtant maintes fois reconnus. Je vais préparer ma petite valise, chargé d’émotion, à l’idée de venir à nouveau tout près de toi et te serrer bien fort dans mes bras, couvrir tes petites joues roses de millions de « besitos » et te dire combien tu m’as manqué.

Encore quelques heures de patience mon coeur et ton Papa sera près de toi.

J’en profite pour souhaiter à tous nos amis partout où ils sont en bon et Joyeux Noël, en les remerciant encore pour leur soutien et leur amitié… 

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Dernier mot avant Noël

21122007

Je vais prendre une petite retraite de quelques jours pour décompresser un peu avant de rentrer en France et préparer notre voyage à moi, Mamie et Papi. J’ai besoin de m’aérer un peu, ces derniers jours ont été assez éprouvants. Sache mon petit coeur que j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir avec l’aide de Mamie pour que nous puissions être ensemble dans de bonnes conditions. Cela ne va pas être facile ma petite puce, soyons y préparés, mais nous avons l’aval des autorités roumaines avec un courrier qui va dans ce sens.

Dans quelques jours ce sera Noël ma petite libellule, je me réjouis déjà de pouvoir célébrer ces fêtes avec toi cette année, ces jolis moments m’ayant été lâchement volés l’année dernière. Je te souhaite donc tous le meilleur mon bébé, plein de jolis cadeaux et de moments de paix et de partage dans ta famille roumaine, en attendant de partager nous aussi très bientôt d’autres bons moments pour le Nouvel An.

Ton Papa pensera fort fort à toi lundi soir mon coeur et dès le 26 à mon arrivée à Paris, je serai à nouveau sur le qui-vive à oeuvrer pour notre bien-être et notre futur que je souhaite vraiment merveilleux pour cette nouvelle année qui s’annonce.

Je t’embrasse ma pitchounette. Ton Papa t’aime mon ange.

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Confirmation

16122007

Je viens d’appeler ta maman. J’ai eu tort de croire qu’elle accepterait peut-être de me parler. A présent elle ne prend même plus la peine de m’adresser la parole, et dès qu’elle entend ma voix, elle raccroche. Comment veux tu mon coeur dans ces conditions rester de marbre? Comment raisonnablement puis-je même, devant tant de manque de respect et si peu de coopération espérer avoir une relation normale avec ma petite fille? Je n’ai pas d’autres solutions que faire tout ce que je fais aujourd’hui, même si tout aurait pu se passer autrement, dans un monde meilleur.

Je sais déjà que chaque jour que Dieu fait sera ainsi tant qu’une décision drastique et terrible ne sera prise. Il n’y aura vraiment qu’auprès de ton papa que tu pourras espérer avoir une relation saine avec tes deux parents. Les démarches futures courant 2008 iront dans ce sens mon coeur, je ne te le cache pas. Je veux tout le meilleur pour toi mon trésor, une stabilité dans ta vie de petite fille et la possibilité de profiter pleinement de tes deux parents. C’est d’ors et déjà devenu mon combat de tous les instants ma petite princesse. Et je sais que beaucoup de gens nous aideront pour ça…

Je n’ai pas entendu ta petite voix, une nouvelle fois. Mais dans moins de deux semaines, si tout se passe bien je pourrais en profiter à nouveau au maximum. Bisous mon ange. 




Dernière fin de semaine à Caracas

15122007

Pour 2007, ce sera en effet mon dernier week-end à Caracas. La semaine prochaine je pars quelques jours dans l’intérieur duVenezuela (les Llanos) et je rentre ensuite sur Paris pour très vite repartir avec Papi et Mamie à Bucarest te retrouver. Je suis tellement impatient de faire ce trajet et me retrouver à nouveau nez à nez avec cette petite princesse que j’ai vu il y a un mois.

J’ai encore hier pris des contacts avec des personnes en Roumanie qui j’espère pourront nous aider à faire en sorte que la décision prise au tribunal soit acceptée comme il se doit. Je croise les doigts.

Je pensais essayer de te parler au téléphone au moins une petite fois avant mon arrivée mais comme à chaque fois, je sais que ta maman ne me laissera pas te dire un mot. Je le regrette profondément. Les choses changeront sans doute bientôt.

J’espère vivement avoir de bonnes nouvelles à t’annoncer la semaine prochaine ma puce, si toutefois mes bouteilles jetées à la mer sont parvenues à leurs destinataires.

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« I’ll send an s.o.s. to the world
I’ll send an s.o.s. to the world
I hope that someone gets my
I hope that someone gets my
I hope that someone gets my
Message in a bottle, yeah
Message in a bottle, yeah »

Police, 1979




Sérénité

11122007

Je ne veux pas me mettre la pression ma petite princesse, cela n’en vaudrait pas la peine, nous avons suffisamment de soucis comme cela tu ne crois pas!! Je fais en ce moment ce qu’il faut avec les autorités compétentes pour que tu puisses passer une semaine avec ton papa comme prévu. En effet, même si les choses semblent compliquées aujourd’hui, j’espère malgré tout que la raison reprendra ces droits et que maman se rendra compte qu’aller plus loin dans cette impasse ne la mènera nulle part et risque même de lui porter préjudice. Il y a déjà assez d’erreurs commises, ce n’est pas la peine d’en rajouter. Qu’elle accepte enfin une fois pour toutes l’évidence, tu as besoin de ton papa et surtout tu en as le droit ma petite puce. Ta grand-mère si psychologue soit-elle pour me faire la morale devrait aussi se regarder dans un miroir et prendre un peu de recul par rapport à tout cela. Est ce bon pour une petite fille de 14 mois d’être privée et surtout de ne pas connaître son papa?

Ils seraient tous d’accord avec moi, de Sigmund Freud à Françoise Dolto. Un enfant se construit et se retrouve avec sa maman mais aussi son papa. Je veux que tu puisses avoir ce droit mon coeur de connaître et de partager des moments de tendresse avec ton papa. Personne ne me dira que tu étais malheureuse ces deux jours passés à Bucarest. Personne ne pourra nier que quand je suis parti de la maison, dans la nuit froide, tu étais tristounette parce que tu avais compris que c’est ton papa qui partait. Personne.

Je ne sais pas si ce que je fais est bon, je ne sais pas si je marche sur le bon chemin, mais tout ce que je sais c’est que mon coeur me dit de faire ce que je fais aujourd’hui. J’assume pleinement mes actes, et je me battrais, quelqu’en soit le prix ma petite libellule, pour toi et ton avenir aussi.

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« No matter who they follow
No matter where they lead
No matter how they judge us
I’ll be everyone you need

No matter if the sun don’t shine
Or if the skies aren’t blue
No matter what the end is
My life began with you

I can’t deny what I believe
I can’t be what I’m not
I know this love’s forever
That’s all that matters now
No matter what »

Boyzone, 1998

 




Petits détails qui en disent long…

9122007

Ma petite libellule je crains devoir m’attendre à des difficultés majeures dans un peu moins de trois semaines maintenant, si je m’en réfère aux deux conversations que j’ai eu avec maman et avec Mamie hier après-midi.

Je ne parle pas des 30 secondes où j’ai pu parler avec ta maman, qui comme d’habitude n’avait pas le temps, comme d’habitude était très occupée, comme d’habitude m’a raccroché au nez.

Ta Mamie a quant à elle accepté de me parler mais sur un ton très acerbe et agressif, en me disant que je lui avais manqué de respect et que je n’avais pas à agir de la sorte avec des gens qui m’avait traîté comme un fils. Mais bon sang, mais qu’est ce que j’ai fait? Jamais je n’ai dénigré ta famille ma pupuce, je veux juste te connaître et passer quelques heures avec ma petite fille. Je veux juste que mes droits qui ont déjà été reconnus par deux fois le soient vraiment. Elle a terminé très durement en me disant que de toutes façons c’est la justice française qui m’a accordé ces droits, pas la justice roumaine. Je croyais rêver!

Je ne peux me résigner malgré tout le respect que j’ai pour ta famille et ta maman, je ne peux accepter qu’il fasse ce que bon leur semble sans tenir compte d’un papa qui se bat pour sa puce, et qui ne demande pas grand chose de plus que de te connaître ma petite puce et avoir un peu de liberté avec toi. J’ai toujours jusqu’à présent accepté les conditions qui m’étaient imposées, mais je vais devoir passer à la vitesse supérieure. D’ors et déjà j’ai pris contact avec les autorités compétentes pour que mes droits élémentaires ne soient pas bafoués. Je suis désolé mon coeur pour tout çà, je sais que tu n’y es pour rien, et je m’en veux de devoir à un moment sûrement t’imposer ces choses, mais ce n’est pas dans 10 ans que je pourrais commencer à construire quelque chose avec toi.

Je sais que mon séjour à Bucarest va être difficile, une véritable épreuve, mais j’espère que la raison reprendra ses droits et que tu pourras passer quelques jours tranquilles avec ton papa et ta famille. Bisous ma petite princesse.




Vaines tentatives

7122007

J’ai tenté une nouvelle fois de contacter maman par mail ces jours-ci pour commencer à planifier nos petites vacances. Je sais qu’elle a reçu mes courriels car j’ai eu des accusés de réception. Je ne vois pas pourquoi elle fait une fois de plus la sourde oreille. Il va bien falloir à un moment donné que l’on se décide à parler sérieusement de notre futur à toi et moi mon petit ange. Je tenterai de toutes façons d’appeler demain ma puce, parce que les vacances approchent et il me reste peu de temps pour m’organiser. J’espère juste que maman respectera la décision qui a été prise, il faudra bien qu’elle s’y résigne.

J’ai une bonne nouvelle ma princesse. La petite maison que nous prêtaient les amis de Mamie était une bonne option mais j’ai peut être encore mieux… Je ne remercierai jamais assez Nadège pour ce qu’elle fait pour nous ma petite libellule, mais elle et son mari Manu nous ont gentiment proposé de nous acceuillir dans leur appartement de Bucarest pendant leurs vacances de Noël (ce sont des amis de l’Université de Dijon que Papa a connu il y a quelques années et qui sont expatriés à Bucarest depuis trois mois). Je me joins à toi mon coeur pour leur faire de grosses bises. Je vais donc pouvoir te recevoir dans de très bonnes conditions si Dieu le veut mon ange…

J’espère bien vite avoir des nouvelles de maman pour enfin commencer à penser à nous…