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Retour aux sources

27012008

Ce dimanche je suis retourné à la Colonia Tovar, ce petit village allemand à deux heures de Caracas, où je m’étais promené avec ta maman, un peu après son installation avec moi au Venezuela. C’était il y a pratiquement deux ans maintenant, par un beau jour de février 2006. Je ne savais pas encore que tu étais là ma puce, maman savait peut-être déjà, qu’importe aujourd’hui. Je suis revenu là complètement par hasard, au gré d’un week-end improvisé entre amis, sans jamais à un seul moment penser à tout cela, mais c’est vrai qu’une fois sur place j’y ai pensé, discrètement mais sûrement. Et ce soir me restent rémanants quelques uns de ces souvenirs, un peu comme ces petits papillons qui volent quand tu regardes un peu trop le soleil.

Je ne savais pas encore, peut-être eut-il fallu que je ne le sache jamais ou au contraire que je le sache plus tôt. Personne n’en saura jamais rien. Moi en tous cas j’ai choisi aujourd’hui ma voie, est-ce la meilleure?, est-ce la pire?, là encore personne n’en saura jamais rien. Tu me donneras peut-être un jour la réponse mon ange…

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Colonia Tovar, un jour de février 2006. Discrète, Elena est là… 




Semaine des bonnes nouvelles…

22012008

Décidément cette semaine est la semaine des bonnes nouvelles… Ma pupuce, les juges de la Cour d’Appel ont décidé finalement de juger l’Appel au fond au plus vite… Il n’y aura donc pas de déféré mais bien directement une décision d’appel. Et écoutes bien mon ange, l’appel au fond ne sera pas en juin-juillet comme cela aurait pu être prévisible, pas non plus au deuxième semestre ma libellule. Non, le délibéré est prévu pour FIN FEVRIER mon coeur. Oui tu as bien entendu, FIN FEVRIER… Le 26 exactement. Tu te rends compte ma puce. Dans moins d’un mois maintenant nous serons fixés… Dans un peu plus de quatre semaines nous aurons enfin le verdict après de si longs mois d’attente…

Je ne peux que me réjouir de cette décision et de cette date avancée qui montre bien qu’il était plus qu’urgent de mettre fin à tant d’hypocrisie, à tant de mauvaise volonté et à tant de mensonges de la part de ta maman, et que les Jurés de la Cour d’Appel ne sont pas dupes non plus. Un appel aussi rapide est presque surréaliste tant tout le monde m’avait dit qu’obtenir une décision avant l’été relevait sinon de l’impossible, du presque improbable. Mais c’est sans doute aussi que le destin rattrape toujours ceux qui font du mal et qui ne respectent pas les règles.

Je sais maintenant qu’il me reste peu de temps avant de savoir. Je ne sais pas quelle décision sera prise encore, mais je fais confiance en la justice qui je le sais prendra la décision qui sera la meilleure pour toi, c’est ce que je souhaite le plus au monde aujourd’hui. Quoi qu’il arrive, je sais que j’aurais fait tout mon possible pour que tu puisses avoir une vie équilibrée, normale, avec ta Maman mais aussi avec ton Papa aussi souvent que possible, comme toutes les petites filles de ton âge. Une nouvelle ère je le souhaite vivement devrait s’ouvrir à nous prochainement.

Allez ma puce, on y croit…




Nouvelles encourageantes

21012008

Deux nouvelles inattendues et encourageantes sont tombées aujourd’hui ma petite prunelle. J’avoue que je me suis senti fort et fier lorsque Tata Isa me les a apprise. Je ne peux malheureusement pas te dévoiler le contenu de ces nouvelles, évidemment tu comprendras aisément pourquoi mon coeur, mais sache que chaque jour une nouvelle petite brique s’ajoute à l’édifice et vient fortifier notre dossier.

Sache d’une part que des suggestions proposées récemment par nos amis en ligne (les plus assidus d’entre-eux savent de quoi je parle!, mais chut! on garde le secret pour le moment) ont été étudiées avec beaucoup beaucoup d’attention, et qu’il semblerait que des « personnes très importantes » soient sur le point de se rallier à notre cause pour nous aider dans ces démarches qui semblent parfois tellement pharaoniques.

D’autre part, un témoignage aussi inattendu qu’inespéré va appuyer mon témoignage et enfin révéler au grand jour une partie de ces mensonges que maman a cherché à faire passer auprès des juges pour me déstabiliser, fragiliser ma requête et tenter de faire croire que je ne suis qu’un papa indigne. Je remercie chaleureusement cette personne qui a fait partie de l’entourage de maman quelques temps.

Tu vois mon coeur, rien ne sert de s’affoler. Les choses avancent pas à pas, à la vitesse de l’escargot certes, mais avancent. Nous devrions encore vivre des moments un peu en pointillé, du moins tant qu’une décision ne sera pas définitivement prise. Et puis j’ai une grande nouvelle aussi mon coeur: Papa a d’ors et déjà pris la décision de rentrer en France dès que possible, pour être au plus près de toi et gérer beaucoup mieux la situation. Il me faudra juste terminer le travail en cours ici à Caracas et trouver à Paris une nouvelle maison où tu te sentiras chez toi. Pour le moment de toutes façons rien ne presse ma puce, nous n’avons malheureusement pas les bonnes cartes en mains et la chance n’est pas vraiment de notre côté. Mais je sens que la roue est sur le point de tourner mon ange…

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100000 visites…

19012008

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100000 visites pour toi ma petite princesse!! Je profite de ce très grand moment pour remercier à nouveau chaleureusement tous ceux qui nous soutiennent depuis le début, tous ceux qui suivent notre belle histoire, tous ceux qui nous aident jours après jours, tous ceux qui nous témoignent de leur amitié. Il me devient vraiment difficile maintenant de tous les citer tant ils sont nombreux ralliés à notre cause, mais je sais déjà que les plus fidèles d’entre eux se reconnaîtront, que ce soit de la région parisienne, de Bourgogne, du Sud-Ouest, de la Réunion, de Belgique, du Canada, de Pologne, de Roumanie, de Hong-Kong. Je n’ai pas toujours le temps de leur adresser à tous un grand merci personnellement, qu’ils me pardonnent, mais qu’ils sachent que je leur en serais à jamais reconnaissant. D’où qu’ils soient, je sais que tu te joins à moi ma petite libellule, pour les embrasser tous bien fort et leur souhaiter à tous une Bonne Année.




Retour au calme

19012008

Premier week-end de repos et de répit après ces vacances, qui sont bien bien loin de celles que j’avais pu imaginer. Je ne m’attendais pas à tout cela tu sais, vraiment.

Mais après ces semaines difficiles et noires, retour à présent au calme et à la sérénité. Oublions pour le moment tout ce qui s’est passé ma petite puce, tu auras bien le temps, un jour, de reprendre ces lignes et de voir combien ton Papa, ta Mamie Christine et ton Papi Richard ont souffert durant ces jours passés chez toi. Je veux à présent reprendre la lutte, en sachant maintenant où il faut aller et comment y aller. Ta petite frimousse et ton sourire seront mon combat, tes cheveux d’ange et tes petits yeux bleus mon eldorado.

Il nous faut maintenant plus que jamais et très vite arriver à une décision nous permettant de préserver notre complicité si évidente et si belle, et ICI, en France, dans ton premier pays, celui qui t’a vu naître, pour le bonheur de tous tes proches et ta famille qui t’attendent de pieds fermes. Donnons leur à tous cette joie et ce bonheur de te serrer enfin dans leurs bras.

Tu me manques ma princesse tu sais, même si je ne le montre pas beaucoup, il me tarde vraiment que les choses soient enfin claires. Je sais que l’issue est proche, nous y arriverons et nous rattraperons ce temps perdu.

Je me souviens de cette nuit froide, la veille de notre départ de Bucarest, le vent glacial nous cinglant le visage, quand nous sommes allés nous promener pour voir enfin la petite église où tu a été baptisée en toute hâte et honteusement sans même avoir ton petit Papa à tes côtés. Et bien cette nuit là, aussi bizarre que cela puisse te paraître, je me sentais en paix, serein, un peu comme dans un rêve. Je crois que cette nuit là, j’ai fait le deuil d’un certain nombre de chose, et j’ai aussi compris que ma vie et mon combat, c’est toi mon coeur. Je t’embrasse.

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Bucarest, Eglise Saint-Sylvestre, 03 janvier 2008.




Difficile retour à la réalité

15012008

Pardonne moi mon ange pour ces longs silences, cette absence prolongée ces derniers jours. Celle-ci reflète cependant mon état d’âme ce soir, de retour à Caracas.

En effet je ne sais plus trop où j’en suis à vrai dire, je suis un peu perdu et dépassé par les événements récents, et je me sens impuissant pour le moment. J’ai trop honte pour ta maman et ta mamie ma pupuce, pardonne moi encore pour dire de telles choses, mais j’ai honte pour elles qui n’ont pas eu l’intelligence et l’amour suffisant de toi pour te laisser trouver auprès de ton papa et de ta famille paternelle ces moments de tendresse et de complicité qui je suis sûr te manquent terriblement. Il n’y a qu’à voir le trop peu de calins et de moments doux et tendres qu’elles t’ont offert durant mes brèves visites pour comprendre que tu n’en as pas beaucoup.

J’ai besoin de retrouver ma sérénité, de faire le point détaillé avec mon avocat, le Ministère de la Justice Français et Roumain, le Procureur de la République avec qui je suis à présent en contact et mes différents interlocuteurs sur ce qui s’est vraiment passé et sur les failles que nous devrons à présent éviter. Il y aussi et surtout à contredire toutes les allégations de ta maman notamment dans ses conclusions de l’Appel qui ne sont en fait qu’un tissu mal écrit de mensonges et d’affabulations visant à tenter de montrer à la Cour qu’elle a fait tout cela pour ton bien, et tenter très maladroitement et puérilement de montrer que ton papa n’en est pas un et qu’il n’est pas digne de tenir son rang de papa. J’espère et je suis sûr déjà que Messieurs et Mesdames les Jurés ne seront pas dupes: comment peut-on en effet faire à nouveau confiance en une maman qui par deux fois déjà a trahi sa petite fille et l’a spollié dans ses droits les plus fondamentaux?

Sache ma petite libellule que je continue mon combat, même en silence, et que je ne m’avouerais jamais vaincu. Je viendrais te voir à Bucarest au plus vite, dès que j’aurai la certitude absolue que nous pourrons être ensemble, toi et moi, sans gardes du corps et sans risque de perdre stupidement par la seule volonté de femmes égoïstes et sans coeur nos beaux moments de complicité.

Je reviens très vite…




Quelques jours de réflexion

8012008

Il m’a fallu quelques jours pour refaire surface, pour me reprendre en mains avec un peu de repos après cette semaine si difficile. Je n’arrive toujours pas d’ailleurs à comprendre ce qui m’est arrivé, à comprendre ce qui a pu se passer durant ces jours passés à Bucarest la semaine dernière.

J’en tire les conséquences, j’en tire les enseignements, je sais à présent ce que je dois et ne dois pas faire la prochaine fois que je me rendrais à Bucarest, que ce soit pour venir te chercher ou pour tenter de te voir et profiter de toi mon coeur. Je sais à présent que tout ce qui s’est passé, aussi dur et tragique que ce fut, va coûter cher à ta maman ma puce qui devra assumer pleinement ces actes et j’espère que tout cela nous donnera enfin une chance d’être ensemble en paix et en harmonie, je l’espère bientôt.

Tout aura été tenté, je regrette juste que cela n’ait pas abouti, mais je suis fier du chemin parcouru, je sais que tu comprendras un jour. 




Bleus à l’âme

5012008

C’est avec une immense et profonde tristesse que je me suis résigné à reprendre l’avion hier soir pour rentrer à Paris. Après la journée épuisante et humiliante de jeudi où malgré l’intervention des forces de l’ordre et un constat d’huissier je n’ai pu repartir avec toi pour ma dernière nuit à Bucarest. Personne ne savait d’ailleurs où tu étais, « en promenade », selon ta maman. En promenade oui par -5°C dehors et de 15 à 19h sous la neige. Personne n’a été dupe de tant d’hypocrisie et de mensonges, mais l’important était le constat fait par l’huissier que tu n’étais pas chez toi et que ta maman refusait que je te vois. Et même si maman m’a craché au visage devant la Police et l’huissier qu’elle n’était pas sûre que je sois ton Papa, je crois en ce que me dit mon coeur, pour le moment.

Je n’ai pas beaucoup dormi la nuit suivante, crois-moi, hanté par des cauchemards et des fantômes, pensant me réveiller sous un autre jour… Je gardais l’espoir secret de te voir une dernière fois avant mon départ, je m’étais dit que l’avion partant vers 20h, j’avais toutes les chances de te voir, je n’avais qu’une formalité à accomplir au bureau de police vers 11h du matin suite à la plainte déposée par ta grand-mère. Et aussi bien ta maman que ta grand-mère m’avaient affirmé devant l’huissier et la Police que nous pouvions passer avec Papi et Mamie pour te dire aurevoir et t’apporter enfin tous les cadeaux de Noël que Papa Noël m’avait chargé de te remettre et que par la force des choses nous n’avions pu te donner.

Bien mal m’en a pris d’être aussi optimiste et positif. Cette ultime journée passée en Roumanie a battu en désespoir et déception toutes les autres. Tout d’abord je suis parti très tôt, avant d’aller à la Police vers 9h pour essayer de te voir, il n’y avait personne chez toi ni chez ta grand-mère, personne non plus pour répondre au téléphone portable ou fixe. Ce n’est finalement qu’en interrogeant une voisine que j’ai appris que ton Papi Mircea était en bas entrain de déblayer la neige. Une scène pathétique a suivi alors, le pauvre Papi, désolé et désoeuvré, s’excusant de honte pour tout ce qui s’est passé ces derniers jours mais insistant ensuite lourdement sur une réconciliation nécessaire avec ta maman et un mariage pour tout effacer. J’ai cru mourir de honte devant de tels propos. Comment raisonnablement imaginer une telle chose, comment honnêtement puis-je imaginer refaire ma vie avec une femme aussi déséquilibrée et m’ayant fait tant de mal. Non ma pupuce, malgré tout le respect que je garde pour ta maman, je ne pourrais jamais même par amour pour toi me fourvoyer dans une relation aussi impensable qu’impossible. JAMAIS…

A la Police, je pensais rester quelques minutes, une simple formalité pensais-je. Je ne souhaite pas te compter mon après-midi ma princesse tant elle fut sordide, bouleversante et dramatique. Des questions, des dépositions et des interrogatoires à n’en plus finir, assisté par un traducteur assermenté que j’ai dû payer, pour m’expliquer sur deux (et non une!!) plaintes pour lesquelles j’étais concerné avec ta pauvre Mamie Christine, effondrée, en larmes et au bord de l’évanouissement.

En effet deux plaintes ont été déposés. Une plainte de ta grand-mère pour violation de domicile le 31 décembre: nous étions rentrés dans la cour de chez toi, accompagné d’un huissier de justice, pour déposer une assignation à respecter la décision de justice pour laquelle je suis venu à Bucarest. Nous avons frappé à la porte pour constater que tu n’étais pas là. J’ai pris quelques photos pour la justice française attestant du taudis dans lequel tu es sensé vivre et c’est tout. Un voisin nous a vu et a vraisemblablement appelé ta petite famille. Violation de domicile, il semblerait que nous ayons tenté de nous introduire dans les lieux. Pathétique, surréaliste et grotesque. A en pleurer…

La seconde plainte provient de ta maman qui affirme que le samedi 30 décembre nous avons fait un scandale dans l’appartement de ta grand-mère où nous étions venu te chercher, que Mamie Christine a été agressive et violente et qu’elle a donné des coups à ta grand-mère. Elle aurait par ailleurs filmé sans leur autorisation. Honteux, tragique et diffamatoire. Tout cela pour mettre des freins à notre progression, à notre parcours jusque là exemplaire, nous avions tous les documents et attestations nécessaires.

Je ne dirais rien de plus que cela, je suis sorti avec Mamie exténué, lessivé, abattu et au bord du gouffre après 5 heures, oui 5 heures de procédures administratives dans les bureaux de la Police. Des formalités, certes passées dans de bonnes conditions (la Police semblait comprendre la situation et la « folie » de nos contradicteurs), mais longues et interminables de part la lenteur du système policier local, et la traduction et transcription simultanée de tous nos propos. Je suis sorti de ces lieux la nuit noire avait déjà enveloppé Bucarest, il me restait à peine une heure pour faire ma valise et ranger l’appartement que l’on nous avait gentillement prêté, et je n’avais pour tout dire plus de forces. Le coup de massue final a été quand j’ai pensé venir in-extremis te faire un gros bisou mon ange avant de partir, mais aucune réponse au téléphone, personne aux lieux où j’étais sensé te trouver. Je n’aurai pas eu cette force en moi si vive qui me tient debout, je crois que j’aurai pu être capable du pire.

Je suis donc reparti, désemparé, désarmé, hagard, effondré, explosé et détruit, le coeur gros, serré, l’estomac noué, les yeux inondés et noyés de chagrin ma petite libellule, de n’avoir pu malgré tous mes efforts cette semaine, atteindre le but que je m’étais fixé: t’offrir pour la première fois de ton existence ce cadeau inestimable pour une petite fille de 15 mois: des moments de bonheur et de tendresse avec ton papa. J’ai échoué ma princesse, j’ai failli à mon devoir, par la faute d’une maman égoiste et cruelle qui se croît au dessus de toute loi, de toute justice. J’ai honte mon ange, honte pour ta maman, honte pour ta grand-mère, pour tous ces mensonges, ces propos odieux, et pour leur manque total de conscience et de respect pour la petite fille innocente que tu es ma chérie. Je m’excuse profondément de ne pas avoir su trouver la faille et les mots qui m’auraient permis de t’offrir ce beau cadeau pour la nouvelle année. Pardonnes moi ma petite puce pour elles, pardonnes moi de n’avoir pas pu être là avec toi cette semaine comme j’aurai dû l’être. Du fond du coeur j’espère que tu comprendras cela un jour, et que tu ne m’en voudras pas. Ce Mardi 1er janvier a été la dernière fois que je t’ai vu avant longtemps sans doute, je repars avec tes cadeaux de Noël que je n’ai pu te donner, le Papa Noël viendra plus tard, son traineau a eu une petite avarie.

A revoir dans ma mémoire ces si bons moments passés avec toi, où tu prenais tant de plaisir à être à mes côtés, à jouer et t’amuser avec moi, la spontanéité avec laquelle tu venais dans mes bras et avec laquelle tu m’accueillais à mon arrivée, ces sourires complices, ces calins tendres et doux, je ne doute pas un seul instant qu’un fil invisible, entre toi et moi, nous lie et nous rassemble à tout jamais. J’ai des bleus à l’âme, le corps meurtri et blessé, mais je sais que ça passera. Nous nous sommes à nouveau reconnus, et ça c’est l’essentiel mon coeur, personne ne nous le volera.

Je continuerai à me battre, heures après heures, jours après jours pour toi, pour nous. Ton papa t’aime du fond du coeur ma pupuce, n’en doute jamais jamais jamais mon ange. Le chemin est encore très long, mais je n’abandonnerai pas…

 




Peine perdue…

3012008

Les deux jours qui viennent de s’écouler ont été éprouvants, épuisants et exténuants. Je ne sais même pas si j’ai la force de te raconter ma petite pupuce chérie tout ce que ton papa a subi ces derniers jours. Je ne t’ai pas vu depuis deux jours ma petite princesse, parce que malheureusement j’ai été très occupé.

Hier mercredi, je me suis rendu dans les bureaux de la Police de Bucarest, secteur 1, section 2 pour déposer une plainte avec un traducteur/interprète assermenté comme me l’avaient demandé les agents de police afin de pouvoir enregistrer ma plainte. Ce fut pour moi une chose vraiment difficile et éprouvante d’autant que j’avais appris entre temps qu’une plainte avait été déposé par ta grand-mère contre ton Papa et ta mamie Christine pour entrée illégale dans une propriété privée lundi dernier quand nous nous sommes rendus dans ta maison avec l’huissier pour remettre l’avis d’exécution de la décision de justice. Fort heureusement Bogdan notre interprète nous a été d’un grand secours et la Police qui je pense avait compris la situation fut très coopérative et compréhensive. Après de longues heures passées là-bas j’ai fini par être libéré.

Maman m’avait donné rendez-vous par téléphone en fin d’après-midi pour savoir quand je pouvais te voir. Vers 17 heures j’ai appelé à plusieurs reprises sans succès. J’ai appelé chez ta grand-mère, ton grand-père m’a répondu et m’a raccroché au nez. Après plusieurs tentatives ta maman a fini par répondre. Elle m’a juste dit que vous étiez sur la route et que vous ne serez pas de retour avant deux heures. Vert de rage je suis allé sonné chez ta grand-mère où il y avait quelqu’un (les lumières étaient toutes allumées), mais elles se sont éteintes une à une pour laisser place à une maison obscure et sans vie. Je suis rentré, penaud, blessé et meurtri: une nouvelle journée sans te voir.

Aujourd’hui était le jour du constat d’huissier au domicile officiel de ta maman. J’en suis ressorti il y a deux petites heures après plus de 4 heures passées à tenter de me faire entendre raison. Je n’ai pas envie de parler de cela ce soir. Sache seulement que j’ai eu droit à un tissu de mensonges, à beaucoup de fausses déclarations et de tentatives de diversion. 4 heures pour arriver à la conclusion que je ne te verrais pas non plus aujourd’hui. Mon coeur, je t’assure que voir la bicoque misérable qui est sensé être ta maison avec ta maman, sâle, crasseuse, inhabitable, avec des toilettes dans la cour, m’a vraiment fait beaucoup de peine. Et puis voir ces policiers, armes de poing à la main, accompagné d’un huissier de justice venu pour constater le délit et le non-respect de nos droits, ce fut réellement un calvaire. Je n’aurai jamais cru sincèrement ta maman ou ta mamie capables de raconter de telles insanités, de tels mensonges et de telles infamies. J’en ai eu honte pour elles. Je ne souhaite pas te compter tout cela, ça ne servirait à rien, mais j’ai eu beaucoup de mal ma pupuce, beaucoup beaucoup de mal.

Demain papa rentre à Paris. 7 jours passés à Bucarest qui auraient dû être 7 jours de bonheur, de rires et de joie avec ma petite libellule. Mais malgré tous les documents préparés depuis des mois, malgré l’aval et l’accord des plus hautes instances juridiques françaises et roumaines, maman a encore à nouveau réussi à tirer la couverture à elle, à faire pencher la balance de son côté.

Ce soir je suis sincèrement épuisé, fatigué et exténué de tant de temps et d’énergie perdus, de tant de bons moments gaspillés inutilement parce qu’une maman, égoïste, inhumaine et sans coeur, refuse à un papa de voir sa petite fille, malgré une décision de justice prise en France. Mais ce soir, je sors aussi renforcé, parce que j’ai en mains des preuves irréfutables dans mon panier de la mauvaise volonté et de la culpabilité de maman, des documents qui prouvent noir sur blanc que cette semaine qui nous était promise et donnée a passé à vitesse grand V mais sans que nous ayons pu profiter avec Mamie et Papi des moments de bonheur que nous attendions. Je sais déjà que la route sera encore plus longue et difficile que je n’aurais pu l’imaginer, mais je suis plus fort que jamais. Nous toucherons au but ma pupuce, bientôt j’en suis sûr.




La goutte d’eau de trop

1012008

La goutte d’eau de trop a fait déborder le vase ce matin. Je dois dire que je n’aurai jamais imaginé une telle ignominie et une telle stupidité de la part de gens qui se disent civilisés et respectueux de la religion. Je ne peux aujourd’hui vraiment rien faire d’autre que de continuer ce combat que je sais déjà de longue haleine, et lutter jusqu’à ce que justice soit rendue.

Ce matin mon petit ange, je suis venu te voir avec Mamie Christine pour te souhaiter la Bonne Année et te faire les gros bisous du Jour de l’An. Nous avons sonné à l’interphone de chez ta grand-mère et nous avons été invité à entrer. A peine arrivés au second étage, nous rencontrons ta grand-mère qui, agressive, somme à Mamie Christine de repartir car elle n’est pas désirée ici. Je lui dis que je viens te voir pour le Nouvel An et que ta Mamie Christine a le droit de voir sa petite fille étant donné que de toutes façons j’aurai dû avoir Elena chez moi toute la semaine. Elle finit par nous laisser entrer mais en disant qu’elle appelle la Police. Je n’avais qu’une envie de toutes façons c’était de te voir et je ne pensais pas qu’elle en arriverait là…

Heureusement que nous avons pu profiter de toi une petite heure, tu venais spontanément voir ton papa, lui montrer tes joujoux, jouer à cache-cache dans les rideaux. Tu avais l’air tellement heureuse ma petite libellule, inconsciente fort heureusement de tout ce qui se passait autour de toi.

Et la Police est arrivé, pour dresser un procès-verbal. Je n’étais pas mis en cause, seulement Mamie Christine, la bête à abattre, qui dérange, parce qu’elle se bat à mes côtés, parce qu’elle a du répondant Mamie, de la répartie que je n’ai pas toujours. Bref, elle est la personne à éliminer. Et évidemment la Police m’a dit qu’ils sont dans leur droit puisque nous sommes sur une propriété privée, la maison de ta grand-mère. J’ai été invité à rester, mais comment puis-je seulement imaginer rester seul avec toi, et laisser Mamie partir seul entouré des hommes de lois.

Imagine un peu ma détresse mon ange: tu venais à nouveau de me demander à te prendre dans mes bras alors que tu étais avec ta maman, pour me faire un calin, tu souriais, innocente, avant que ta maman m’arrache de nouveau à toi et que je sorte avec Mamie Christine, sur le perron entourés de deux policiers en uniforme… Imagine seulement un peu tout ça, alors que Papa a tous les papiers en règle pour être avec toi, toutes les cartes en mains…

Inconsciemment, tous pensent qu’ils ont marqué des points en nous jettant dehors comme des chiens, mais l’inverse est entrain de se produire car ce procès-verbal qu’ils ont fait établir est une nouvelle preuve de leur infraction, qu’ils nous servent sur un plateau. La police aura d’elle-même fait le constat que tu n’étais pas avec ton papa et de plus que tu n’étais pas chez toi, au domicile de ta maman.

Je ne sais que faire, vraiment. Demain nous irons déposer plainte assisté par un interprète assermenté. La machine judiciaire doit maintenant se mettre en marche, il ne faut pas flancher. Maman doit rendre compte de ses actes et payer le prix du mal qu’elle nous a fait depuis si longtemps.

Bisous mon ange. Je viendrais sûrement te voir demain dans la journée. Seul… Tes cadeaux de Noël t’attendent toujours ici à la maison. J’attends encore un peu avant de te les donner. Un miracle peut peut-être encore se produire…