• Accueil
  • > Archives pour juillet 2008

De retour au pays pour quelques semaines

28072008

Ca y est mon ange, ton papa est de nouveau en France pour quelques semaines. Ces retours me font toujours beaucoup de bien tu sais, car je retrouve ma famille, mon autre petite princesse sans qui je ne sais pas ce que je deviendrai, et me permettent aussi de me mettre un peu à jour dans les papiers et les procédures juridiques pour lesquelles je me bats depuis un an et demi maintenant.

Malheureusement les choses sont toujours aussi difficiles. Maman est plus que jamais injoignable, mes appels et mes mails restent inexorablement sans réponses. Je ne sais même pas où tu habites aujourd’hui tant les choses sont difficiles. Mais nous devons encore être patients. Je sais que les choses finiront par s’arranger.

Avant toutes choses papa va décompresser et prendre un peu de repos, pour se préparer aux prochaines échéances qui seront vite là, le 15 et le 16 septembre prochain où notre avocat aura beaucoup de pain sur la planche dans les deux affaires qui nous occupent: le 15 la contestation d’exécution forcée de janvier dernier et le 16 la contestation de paternité.

Je ne désespère pas trouver une issue sous peu. Soyons patients ma petite puce…




En route pour Paris

25072008

Ma petite puce papa est en route pour Paris. Dans quelques minutes je serai dans l’avion pour l’Europe. Ces longues semaines auront un goût amer parce qu’elles ne me laisseront vraisemblablement pas la possibilité de te voir mon ange. Je vais surtout essayer de me ressourcer, de me reposer, en famille sans penser au lendemain qui me fait peur, sans penser à toutes ces futures épreuves qui nous attendent. Je suis avec toi ma libellule quoiqu’il arrive.




Bientôt les vacances…

21072008

Encore quelques jours et papa rentre à Paris pour un long mois. J’aurai aimé pouvoir faire un petit tour à Bucarest et venir te voir mon ange, je sais que je vais essayer, mais je crains que maman ne m’en laisse pas le choix ou la possibilité. Officiellement mes droits de garde étaient la première quinzaine de juillet, nous savons tous maintenant ce que cela a donné. Maman n’est donc plus tenue à présent de te tenir prête pour des éventuelles visites de ton papa. C’est bien triste.

Ma petite puce, je suis comme toujours pris de remords et de doutes, même si je sais aujourd’hui que rien ne me fera flancher, ni abandonner ma quête. Mais j’invite tout de même tous nos amis à me donner leur avis dans le tout nouveau sondage que je viens de mettre en ligne dans la rubrique « exprimez-vous ». Même si ma volonté et ma force sont inébranlables, sentir que je suis dans le bon chemin apaiserait ma conscience de papa meurtri et blessé.

Je sais que tu serais sans doute triste de savoir ce que je fais aujourd’hui, mais tu comprendras un jour pourquoi il fallait le faire…

Poursuivre les procédures quite à condamner sévèrement la maman d'Elena serait:

Voir les résultats

Chargement ... Chargement ...




Maman se renseigne…

16072008

Ma petite libellule, je ne peux malheureusement l’éviter, mais je sais que maman est venu ici sur notre espace dès que Papi et Mamie ont tourné les talons pour revenir en France. Si si, ma chérie, il n’y a qu’à aller voir régulièrement sur la petite carte qui se trouve là, en bas, à gauche pour voir. Je ne pense pas qu’il y a énormément de visites de Bucarest même, et plus particulièrement le jour suivant la visite de Papi et Mamie. Maman se renseigne, pour voir si par hasard ces nouveaux coups lâches et méchants portés à ton papa auraient enfin anéanti sa force et son courage de se battre. Eh bien non ma princesse, papa est toujours là et de plus en plus là quoi qu’on en dise!!!

map.jpg
Hé hé hé!! Maman surveille…

 




Nos droits à nouveau bafoués…

14072008

Ma petite chérie, je n’ai pas de bonnes nouvelles à annoncer à nos amis. Papa s’en doutait, et le présentiment qui me disait de ne pas venir à Bucarest inutilement était bien fondé: Papi et Mamie ont trouvé porte close rue Moigrad comme rue Braescu ce matin à Bucarest. Personne pour les accueillir, personne pour leur ouvrir la porte. Une fois de plus maman a fait fi de toute loi, s’est moquée effrontément de toute justice et plus que tout s’est moquée de sa propre petite fille qui aurait pu voir son petit papa. Tu ne savais même pas qu’aujourd’hui à quelques kilomètres sans doute de toi, tes grands-parents étaient venus pour toi, de si loin.

Nous savions qu’il en serait ainsi, papa ne se faisait d’ailleurs aucune illusion, il n’aurait de toutes façons pas vu sa petite princesse. Je suis un peu triste et déçu mon ange, c’est vrai, il faut bien l’avouer, cela me bouleverse de voir qu’une fois de plus ta maman fait ce qu’elle veut. Mais cette tristesse est juste comme un petit coup de vent frais sur le visage le matin à l’aube, ça pince un peu sur le coup, mais dès que les premiers rayons du soleil pointent là-haut dans le ciel, il fait bon et chaud. En effet ce nouveau faux-pas arrivera à point nommé dans la procédure en cours et particulièrement pour la correctionnelle de décembre prochain. Maman est loin de chuter encore, mais son pas alerte et sûr s’émousse et faiblit de jours en jours et maman commence sérieusement à boitiller.

Papi et Mamie n’ont pas vu maman, mais ils ont pu discuter avec son avocat. Ce qu’ils ont entendu là-bas sont des horreurs, des choses qui font peur tellement elles sont grossières, ridicules et honteuses. Maman va se remarier très prochainement, jusque là rien d’extraordinaire, il est normal pour elle de se reconstruire une vie de femme et d’épouse, mais le pire, une ignominie, c’est qu’elle veut remplacer ton vrai papa par un autre, un usurpateur, son futur mari qui s’apprête à te reconnaître en Roumanie mon petit chat. Oui, tu as bien entendu ma petite libellule, tu vas bientôt avoir un papa en Roumanie, le mari de ta pauvre maman. Et dire que tu n’as pas encore deux ans et que tu ne puisses te rendre compte de rien, de rien du tout… Quel drame… Nous ne sommes plus dans les simples malversations et les mensonges mon bébé, nous entrons maintenant dans le domaine de l’illégalité, des hors-la-loi, des bandits de grands chemins. Il n’existe qu’un seul état civil de la petite Elena, celui délivré par la Mairie de Bois-Colombes. Elena n’a qu’un seul et unique papa, celui qui l’a reconnu ému dans la même mairie le 19 février 2007. Personne ne nous volera cela ma colombe, personne ne t’enlèvera ton papa.

Ma toute petite puce, papa est à des lieux de s’arrêter maintenant, il y a trop de choses, trop de mensonges, trop de mal de fait. Je ne m’arrêterai jamais de me battre ma petite princesse, je ne te laisserai pas dans les bras d’une mère aussi indigne. Ce n’est pas une maman comme elle se dit l’être mon coeur, je suis désolé. Je ne pourrais jamais accepter que ma petite fille soit élevé par un papa qui ne soit pas le sien et surtout que tu ne saches jamais que ton vrai papa, celui qui t’aime et qui t’a donné la vie soit effacé d’un coup de gomme, comme s’il n’avait jamais existé.

Plus que jamais ta vie sera mon combat, tes petites mèches blondes des champs de blé au bord de mon chemin, tes petits yeux bleus mon ciel à l’horizon. Je t’aime si fort ma pupuce, aies confiance en ton papa. Il est là…




Ne pas brouiller les pistes

13072008

Ma petite princesse je peux enfin mettre en ligne les derniers billets que j’avais mis de côté ces derniers jours pour ne pas brouiller les pistes. Quelques-uns de nos fans les plus chers ont sans doute vu qu’ils avaient disparu. Je ne voulais pas brouiller les pistes. En effet, tes grands-parents viennent d’arriver à Bucarest, je les ai eu au téléphone il y a une heure. Ils vont bien mais ils sont très fatigués. Je sais que maman se tient toujours très informée sur mes moindres faits et gestes, à travers notre petit espace, et je voulais éviter au maximum les fuites pour ne pas éveiller les soupçons. Papi et Mamie seront tout prêt de toi demain matin mon ange, je les ai chargé d’une grande mission: venir te chercher car papa ne pourra pas arriver tout de suite. Si maman accepte enfin de mettre un peu d’eau dans son vin, je prendrais le premier avion depuis Caracas pour être à tes côtés ma petite libellule. J’attends demain matin avec impatience, le coeur noué, même si je sais que ce serait un miracle de voir maman se rendre à l’évidence et d’accepter que tu vois ton papa quelques jours.

D’ors et déjà elle doit savoir que la procédure en France a suivi son cours, en l’absence d’un peu de tolérence et de compréhension et la machine judiciaire s’est maintenant mise en place. Demain si il s’avère que maman a de nouveau rompu les engagements auxquels elle aurait dû se tenir, elle sera pour les autorités françaises comme roumaines une délinquante, une hors-la-loi, et devrait être punie en conséquence lors de l’audience en correctionnelle en décembre prochain. Je sais que c’est quelque chose de très dur, de terrible, mais je suis contre les injustices, contre le pouvoir absolu et contre le non-respect des lois. Maman devra s’expliquer sur son attitude, sur ses agissements. Elle n’a pas le droit de faire cela à son enfant qu’elle dit aimer autant. Tu mérites autant que tout autre petite fille de voir ton papa et je mérite autant que tout autre papa de voir sa petite fille chérie. Ton papa est là mon ange, il continuera de se battre, quels que soient les obstacles, les embûches et les pièges, je continuerai mon chemin quiu me conduira jusqu’à toi ma belle…

 » Baby I see this world has made you sad
Some people can be bad
The things they do, the things they say
But baby I’ll wipe away those bitter tears
I’ll chase away those restless fears
That turn your blue skies into grey

Why worry, there should be laughter after the pain
There should be sunshine after rain
These things have always been the same
So why worry now »
Dire Straits, 1985




Croisade pour Elena

8072008

J’ai bien réfléchi à la question ma puce et j’arrive à la conclusion que je ne peux me permettre de te faire cela, je ne peux me permettre de t’abandonner à ton triste sort sans me battre. J’ai rêvé de toi mon ange cette nuit, cela m’arrive souvent, mais cette fois-ci c’était fort, intense et tellement réaliste. Tu avais tellement grandi que j’ai eu peine à te reconnaître, mais c’était bien toi que je serrais dans mes bras cette nuit. Cette image si forte et intense m’a ouvert les yeux, et ce matin je n’avais déjà plus les mêmes réticences.

En mon âme et conscience je m’apprête à prendre la décision que je juge la meilleure, la plus juste et la plus raisonnable. Je ne vais pas faire l’aller-retour depuis Caracas vers Bucarest pour le moment car maman ne m’offre pas la certitude que je serai avec toi mon coeur. J’ai tenté encore à plusieurs reprises de la joindre par téléphone ou par mail ce week-end, mais je n’ai aucune réponse. Je ne veux pas lui donner le plaisir de cet affront et de cette humiliation que j’ai reçu en janvier dernier. Non! En revanche, bien que cela m’ennuie et me pèse lourdement, je vais sans doute me résigner à accepter la main tendue par Papi et Mamie qui se proposent d’aller sur place cette fin de semaine pour organiser cette procédure. Je sais que cela est une épreuve pour moi comme pour eux, je sais que nous n’aurions pas imaginé de pires solutions et que c’est une folie, mais je crois que je me dois de le faire, je me dois d’accepter cette solution pour toi ma petite libellule.

Maman doit assumer ses fautes et accepter de payer le prix de ses erreurs et de son obstination. Je ne suis pas fier d’en arriver là, mais tous ici nous nous battons depuis des mois avec force et détermination pour que tu puisses avoir cette chance un jour de serrer fort contre toi dans tes bras ton papa. Céder aujourd’hui à nouveau serait remettre en cause tous ces mois passés à se battre. Ce combat je le mène pour ma fille, Mamie et Papi pour leur petite fille. Il n’est plus possible aujourd’hui de revenir en arrière, même si biologiquement parlant je ne suis pas encore officiellement ton petit papa, j’ai cette certitude au fond de mon cœur et je sais qu’un jour tu me remercieras d’avoir tenu bon jusqu’au bout.

Je vais vraisemblablement accepter de faire ce sacrifice et de mettre Papi et Mamie à rudes épreuves pour se rendre en Roumanie à la fin de la semaine, et profiter de cette visite obligée pour prendre quelques jours de vacances. Cette visite même si elle ne changera rien pour le moment sur mes droits de garde et de visite auxquels j’ai droit nous permettra au moins à nouveau de montrer que maman ne respecte rien et se joue de tout sans vergogne et sans honte. Papa se tiendra prêt à bondir si d’aventures un miracle venait à se produire et si maman acceptait enfin de baisser sa garde et de faire un geste fort pour son enfant. J’ai d’ors et déjà les détails sur les vols qui m’amèneraient à Bucarest le cas échéant, il ne me faudra que 24 heures pour arriver jusqu’à toi. Une minute à l’échelle du temps passé déjà si loin de toi.

Je ne sais quoi dire, quoi faire pour remercier tes grands-parents de vouloir faire ce sacrifice pour moi et pour toi. Nous sommes unis dans cette lutte sans merci contre l’injustice, pour le droit à ton bonheur Elena. Les sacrifices, la sueur et l’obstination paieront un jour j’en suis sûr mon trésor. Maman s’enfonce de plus en plus dans ces sables mouvants dans lesquels elle a délibérément cherché à se mettre, je ne l’y ai pas plongé moi-même. Je sais déjà qu’elle risque gros chaque jour un peu plus. Un jour, à force de tant d’irresponsabilité, la situation pourrait bien être irréversible, et cela pourrait l’amener dans un lieu où je ne souhaiterai surtout pas aller, un lieu fermé par des barreaux, sans soleil, sans herbes vertes et sans jolies fleurs, un espace sans liberté. Je ne veux pas de cela pour elle ni pour toi, il est encore temps pour ta maman de se repentir et de revenir à la raison, avant qu’il ne soit trop tard…

 




Week-end de réflexion

6072008

Mon petit ange, papa s’est mis au vert ce week-end pour réfléchir un peu. J’avais besoin de changer d’air et de clarifier un peu tout ce méli-mélo d’interrogations et de préoccupations qui noient mon âme et qui m’angoissent depuis des jours, m’empêchant de trouver durablement le sommeil. Vendredi j’étais sur le point de me résigner, sur le point de céder devant tant de difficultés, par colère, par impuissance, par dépit et par manque de courage aussi sans doute. Ces quelques heures ensoleillées, passées à une heure de route de Caracas, ont sans doute aidé à écailler et ébrécher un peu mon obstination.

Je sais qu’un voyage à Bucarest sera inutile parce que maman ne laissera ni Papa, ni Mamie, ni Papi, ni personne t’approcher et te voir. Je sais de plus que cela représente un coût considérable pour finalement revenir sans avoir pu profiter de toi. Mais je sais aussi que c’est quelque chose qui est important pour toi ma princesse, pour ton avenir et pour ton bien-être.

J’ai discuté longuement avec Mamie. Nous sommes tous malades devant tant d’épreuves, nous sommes tous réticents pour aller plus loin dans les poursuites. Mais nous pensons avant toutes choses à toi ma petite puce, qui n’a pas la chance encore de connaître ton papa et ta famille. Certes, une intervention aujourd’hui ne servirait à rien devant la stupidité et l’orgueil de maman, une intervention obligerait à de grosses dépenses non prévues. Mais si nous ne faisons rien aujourd’hui, c’est toi qui le paiera un jour mon ange, et c’est peut-être toi qui me reprochera un jour aussi mon manque de courage, ma peur et ma lâcheté. Je ne veux pas, jamais, que tu aies un jour honte d’un papa qui n’aurait pas su trouver la force pour se battre pour son enfant.

L’avocat a préparé tous les documents nécessaires à l’exécution forcée du jugement, il ne lui manque que les originaux des pièces et la présence de ton papa ou d’un membre de notre famille pour faire exécuter le jugement. Il attend mon feu vert au lancement de la procédure. Demain est un autre jour, j’attends de savoir par notre avocat si notre présence est indispensable et le cas échéant nous aviserons, en notre âme et conscience, en paix…

fleur.jpg
Fleurs écarlates, Hacienda Santa Teresa, Venezuela, 5 juillet 2008




Que faire?

4072008

Les jours passent inexorablement. Nous avons passé la semaine avec Mamie à se poser cette question. Que faire? Devant l’insistance de notre avocat sur l’intérêt et l’utilité d’une exécution forcée à Bucarest, malgré les réticences et les rejets de toutes les négociations avec maman et son avocat, je me prends à envisager toutes les pistes et les possibilités qui nous sont offertes. Normalement j’aurais dû, si nous étions dans un monde normal, être entrain de préparer mon voyage pour rejoindre ma petite libellule pour quelques heures de liberté et de bonheur.

Mais à tourner, retourner et tourner encore le problème dans tous les sens, j’en arrive toujours à ces mêmes interrogations. Suis-je prêt à revivre la situation de janvier? Suis-je prêt à faire un si long voyage depuis Caracas pour me retrouver devant une porte close, ou devant maman ébahie et heureuse de voir qu’une fois de plus elle aura réussi à retarder l’échéance? Est-il raisonnable d’investir encore d’autres écus que j’aurais pu utiliser de bien d’autres manières pour ma princesse pour un résultat nul? Je ne veux pas prendre un tel risque, je sais que maman n’acceptera jamais de se plier à ces obligations, et fera tout pour te mettre à l’abri de ton papa en t’éloignant de Bucarest pour ne pas que je puisse te voir. C’est ce qui se passera mon enfant, nous en sommes tous conscients, moi, mamie, papi, notre avocat.

Mamie est prête à faire le voyage, seule, en avion, en voiture, pour ne pas laisser passer cette chance une fois de plus de constater la mauvaise volonté et la désobéissance civile de maman. Je ne suis pas vraiment prêt à cela, Mamie a déjà fait beaucoup beaucoup, et je ne veux pas lui faire à nouveau subir de telles situations. J’aurais dû être là-bas moi, mais les bâtons dans les roues que nous a mis maman ces dernières semaines auront au moins réussi à mettre le doute dans mon esprit et un début de résignation. A quelques jours de l’échéance, il est quasiment impossible aujourd’hui à ton Papa de venir à ce rendez-vous. Non que je ne le veuille pas mon ange, bien au contraire, mais il est vrai que faire un aller-retour Caracas-Bucarest, à des tarifs prohibitifs à cette saison, pour ne pas te voir, ni même t’apercevoir, relèverait d’une folie que je ne peux pas me permettre ma puce. Je suis plutôt résigné à faire une croix sur cette possibilité, avec rancœur et amertume, avec chagrin, mais je n’ai pas vraiment le choix? Ne se bat-on pas contre une chimère? Ne perdons nous pas plus chaque jour?

Je me sens triste et honteux d’en arriver à de telles conclusions. Mamie fait tout pour me faire reconsidérer la question, se mettant en quatre et étant prête pour sa petite fille à faire le nécessaire pour continuer la lutte, pour ne pas que ces injustices restent impunies, pour ne pas qu’une fois de plus les méchants crient victoire. Mais les semaines, les mois de souffrance et d’obstination ont émoussé ma force, ma hargne et mon courage. Je me sens fatigué. Ne ferais-je pas mieux de souffler, de laisser les choses suivrent leur cours, en espérant qu’avec le temps…

Je ne sais pas, je ne sais plus quoi faire. Si tu pouvais m’aider ma petite puce, si tu pouvais toi aussi avoir ton mot à dire, tu guiderais surement mes pas, j’en suis certain. Mais tu n’es pas là…