Ultime bataille

28042010

Si j’ai repris le chemin de l’écriture et si je reviens vers toi mon coeur, ce n’est pas simplement pour te dire que je suis toujours à tes côtés, par la pensée, avec mes moyens, dérisoires c’est vrai pour tenter de faire bouger les choses, mais c’est aussi parce que je vais me lancer sans doute dans une ultime et dernière bataille.

Cette bataille sera sans aucun doute la dernière car au delà, je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus. In extremis j’ai appris il y a quelques jours que maman avait fini par faire appel de la décision du Tribunal correctionnel de mai 2009 qui l’a condamné rappelles toi à de la prison avec sursis pour non présentation d’enfant et entrave aux droits de visite et de garde.

Faire appel dans un contexte aussi défavorable relève sinon de la folie, d’une inconscience totale et d’une totale immaturité. En effet le 21 mai prochain sera jugée en appel la condamnation avec sursis de maman. Et le dossier devient lourd et très lourd puisqu’il y a récidive (refus des droits de garde en décembre, en février) et surtout il y a des fausses déclarations de paternité et des faux documents d’attestation de naissance: faits graves et illégaux.

Je suis décidé à aller jusqu’au bout mon ange, pour enfin faire comprendre à ta maman que personne n’est au dessus des lois, personne n’est à l’abri de la justice, jamais. Et je compte bien faire très lourdement condamner maman pour les faits et pour les préjudices que nous subissons tous les deux depuis des années.

Ce sera peut être ma dernière bataille, si je la perds je crains fort d’être obligé de te donner rendez-vous dans quelques années, si tu le souhaite, si toutefois maman ne t’a pas inculqué que j’incarne le mal et que je suis une personne à fuir comme la peste.

Un jour je l’espère, tu comprendras le mal qu’elle t’a fait. Je t’accueillerai les bras ouverts, sois en certaine ma puce.

Rendez-vous le 21 mai à 9h30 au Palais de Justice de Pontoise pour peut être notre dernier rendez-vous.

Je t’embrasse. Ton papa ne t’a jamais vraiment oublié tu sais, malgré les apparences…




Reprendre la plume

26042010

Ma princesse.

Reprendre la plume après ce si long silence c’est pas si facile. Je suis envahi par des sentiments contraires, alternant et hésitant entre la joie de retrouver le chemin de l’écriture et de te retrouver après ces longs mois, l’appréhension de retrouver tous ces fantômes qui me poursuivent toujours (rien n’a vraiment changé), et surtout et c’est sans doute le plus lourd à porter, ce sentiment honteux et coupable de t’avoir un peu laissée tomber ma puce.

J’étais pourtant tellement positif et tellement heureux à l’idée que peut être je te verrais pour les vacances de février, des bons échos m’étaient parvenu par la voix de l’avocat de maman en France mi février qui disait que maman était prête à enterrer la hache de guerre et à mettre son poing dans sa poche. J’avais même réservé un billet d’avion et quelques nuits d’hôtel à Bucarest. J’y croyais oui mon ange, j’y croyais…

Mais c’était sous estimer maman comme d’habitude puisqu’à quelques semaines de mon éventuel séjour, j’ai appris par le biais de notre avocat à Bucarest que les Services de la Protection de l’Enfance ne pourrait nous venir en aide, puisque que maman leur a affirmé que tu avais un autre papa, prouvé par une reconnaissance de paternité et un authentique (mais faux) acte de naissance roumain le confirmant. Acte de naissance daté de janvier 2009 (OUPS!! soit plus de deux ans après ton véritable et authentique acte de naissance français daté de février 2007).

Que veux tu que je fasse mon ange? Je me bats contre plus fort que moi ma chérie, j’essaie de faire reconnaitre mes bons droits de papa sur une petite fille qui ne porte plus le nom qu’elle portait à sa naissance, qui a été reconnu par un autre papa, dans un pays qui n’est pas le mien et avec une maman qui fait tout pour brouiller les pistes et te faire perdre toute trace de ton papa.

C’est ce qui explique ce trop long silence, stupeur et impuissance mêlées, amertume et chagrin étroitement liés, de ne pas pouvoir en faire plus…

Mais sache ma petite libellule que ces mois loin de toi malgré mes voyages aux quatre vents ne m’ont jamais fait oublier que là-bas tout au bout de l’Europe il y avait ma petite princesse à moi, que je n’oublie pas…